mercredi 17 février 2010

Rolando Toro, le père de la Biodanza, nous a quitté.

C'est avec une grande tristesse que je vous annonce le décès de Rolando TORO. Voici le mail de Nadia Costa, professeur d'origine Sud américaine installée depuis plusieurs années en Suisse, qui ne pourrait dire mieux ce que le cœur de bien des biodanceurs probablement ressent. Le plus bel hommage à lui rendre est de danser.

"Nous avons perdu un grand ami et compagnon. NOTRE CHER ROLANDO est décédé. Il nous laisse l'amour, la joie, le plaisir comme façons possibles de Vivre. Avec son enthousiasme il nous a invité chacun à faire partie de la grande ronde dans laquelle, protégés, nous pouvons nous regarder, nous découvrir les uns les autres et nous découvrir nous-mêmes. Rolando TORO nous laisse en « héritage » de transmettre la solidarité, l'amour, une vision poétique du « vivre dans le monde ». Notre coeur est plein de la tristesse de la séparation, des adieux. Comme lui-même disait : « quand nous perdons un amour nous perdons une partie de nous mêmes », mais cela ne nous immobilisera pas. Cher Rolando, emmène avec toi la certitude que nous continuerons à réaliser ton rêve, qui est mon rêve et le rêve de beaucoup d'entre-nous. Tant que ceux qui l'aiment seront vivants, il sera vivant.

lundi 1 février 2010

Ecologie environnementale pour un développement personnel

"Cette génération d'enfants est la première génération dans l'histoire moderne à être en moins bonne santé que ses parents..."

http://nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/bande-annonce.html

jeudi 14 janvier 2010

Message de Bill Gates à la Génération Y ;-)

Bill Gates a récemment donné un discours dans une école secondaire à propos de 11 choses qu'ils ne font pas et ne veulent pas apprendre à l'école.
Il parle de bons sentiments et d'enseignements politiquement corrects, qui ont créé une génération de jeunes avec aucun concept de la réalité, et comment ce concept les prédispose à l'échec dans un monde réel.

Règlement 1 :
La vie est injuste : habituez vous!

Règlement 2 :
Le monde se fout de votre amour-propre.
Le monde s'attendra à ce que vous accomplissiez quelque chose AVANT que vous ne vous félicitiez vous-même.

Règlement 3 :
Vous ne gagnerez pas $60,000 l'an en sortant de l'école.
Vous ne serez pas vice-président avec cellulaire fourni avant d'avoir gagné ces deux privilèges.

Règlement 4 :
Si vous croyez que votre professeur est dur avec vous, attendez d'avoir un patron.

Règlement 5 :
Travailler dans une friterie n'est pas s'abaisser, vos grands-parents avaient un mot différent pour ça; ils appelaient ça une opportunité.

Règlement 6 :
Si vous gaffez, CE N'EST PAS LA FAUTE DE VOS PARENTS, arrêtez de chialer et apprenez de vos erreurs.

Règlement 7 :
Avant que vous naissiez, vos parents n'étaient pas aussi ennuyants qu'ils le sont maintenant, ils sont devenus comme ça
* En payant vos factures,
* En nettoyant vos vêtements
* Et en vous entendant raconter combien bons et cool, vous vous croyez.
Ainsi, avant de sauver les forêts tropicales des parasites de la génération de vos parents, commencez donc par faire le ménage dans la garde-robe de votre propre chambre

Règlement 8 :
Votre école s'est peut-être débarrassé du système gagnant-perdant, mais PAS LA VIE.
Dans certaines écoles, on a aboli les notes de passage et on vous donne autant de chances que vous voulez pour obtenir la bonne réponse.
Ceci ne ressemble d'aucune façon à la vraie vie.

Règlement 9 :
La vie n'est pas divisée en semestres.
L'été n'est pas une période de congé.
Et très peu d'employeurs sont disposés à Vous aider à VOUS TROUVER, faites ça sur votre propre temps.

Règlement 10 :
La télévision n'est pas la vraie vie.
Dans la vraie vie, les gens quittent le café et vont travailler.

Dure vie d'artistes ;-)))

lundi 11 janvier 2010

COACHING & Cinéma : Avatar, porteur de plein de messages de développement personnel et d'écologie

Avez-vous vu "Avatar"?
Je vous le conseille : derrière ce film fantastique et féérique, il y a un magnifique parallèle à faire avec ce qui se passe réellement sur notre belle planète : la lutte entre 2 idéologies : être (en conscience/respect de l'essentiel) ou avoir (obtenir et posséder quitte à sacrifier une partie de moi ou de ce qui m'entoure).

Le développement personnel ou agricole durable ("les actes que je pose ont des conséquences + ou - , donc autant agir avec conscience! ;-) ) ou le consumérisme à tout va ("ce que je convoite, je l'aurai" ... quitte à ce que ce soit par la violence : pollution, manipulation, domination)?

Une belle manière d'introduire la notion de développement personnel et d'écologie...

dimanche 10 janvier 2010

Développement durable & développement personnel : Le Bénin, modèle du bio africain

Un modèle agricole écologique construit autour du respect de soi, des autres et de son environnement:
Le père Godfrey Nzamujo, prêtre dominicain, d’origine nigériane et de passeport américain, est arrivé au Bénin en 1985 pour créer un modèle agricole alternatif : le Centre Songhaï. «Je voulais construire une économie durable qui convienne à l’Afrique, une économie basée sur la nature, raconte-t-il. Pour cela, il fallait amorcer de nouvelles forces, développer le capital humain et la technologie.» Le gouvernement marxiste-léniniste de l’époque lui alloue un hectare de terres à Porto-Novo, la capitale.
Vingt-quatre ans plus tard, Songhaï s’étend sur 17 hectares. Le centre regroupe une immense exploitation bio (agriculture, élevage et pisciculture), des sites de transformation de la production et une école. Une initiative modèle. Promu «centre d’excellence pour l’agriculture» par les Nations unies, le modèle Songhaï va être reproduit dans douze pays africains (1). Parce qu’il s’efforce de donner les moyens techniques aux paysans de renforcer leur sécurité alimentaire. Et développe un savoir-faire local qui vise à l’autonomie, évitant l’érosion des terres ou l’utilisation d’engrais.

Le lieu a des allures de fourmilière. Près de 400 employés s’y bousculent, autant d’étudiants venus se former à l’agriculture durable. Car, dans cette ferme-école, on applique un principe simple : rien ne se perd, tout se transforme. Nzamujo résume le principe ainsi : «Dans la nature, il n’y a pas de perte, le végétal nourrit l’animal qui nourrit le végétal. C’est efficace. En Afrique, on est mieux placés pour reproduire ce cycle car la nature fonctionne douze mois sur douze. Elle nous bombarde d’énergie.» L’élève-agriculteur consacre, lui, son énergie à un autre cycle. Produire, transformer et commercialiser. Fabriquer ses machines en recyclant des métaux ou récupérer les déchets agricoles. Jusqu’aux déjections animales.
Ainsi, certaines volailles sont élevées dans des abris sur pilotis pour récolter plus facilement les fientes sous le plancher. Entassés sous de grandes branches de palmiers, ces déchets servent à la fabrication du compost utilisé pour les cultures maison, ou revendu par sacs de 50 kilos. Les eaux usées sont recyclées en passant dans des bassins communicants couverts de jacinthes, une plante qui purifie l’eau. Des canaux acheminent ensuite l’eau propre dans l’étang où sont élevés des milliers de poissons, nourris avec des résidus agricoles. Après, les jacinthes sont ramassées. Mélangées à des excréments d’animaux, elles se décomposent et donnent du biogaz utilisé pour les fours. Il y a aussi quelques panneaux solaires. Importés. Donc chers.
Mais les rendements sont en plein boom. Songhaï produit par exemple six tonnes de riz par hectare trois fois par an, contre moins d’une tonne par hectare une fois par an à ses débuts. Les prix, compétitifs, sont obtenus avec des installations d’une simplicité déconcertante. Le père Nzamujo, docteur en électronique, en microbiologie et en sciences de développement, a conçu lui-même la plupart des outils et des machines. Les pièces sont fondues et fabriquées sur place avec des débris métalliques. «Il faut que les producteurs aient accès aux moyens de production. Cette technologie doit être simple, réfléchie, peu coûteuse. Pas besoin de l’importer, on fait avec ce qu’on a.»

Sur une des allées en terre, Tony, un solide Nigérian, pousse une brouette remplie de sciure. Après deux ans et demi de formation pour un coût modique, il rentrera bientôt chez lui, au Nigeria. «Je suis l’aîné, j’ai donc hérité des terres familiales. Je vais créer une ferme. Avec ce que j’ai appris ici, je n’ai pas besoin de gros moyens.» Grâce à un système de crédits, l’école soutient l’installation de ses élèves devenus des entrepreneurs agricoles. En partie subventionné par des bailleurs internationaux, Songhaï cultive son indépendance et génère un bénéfice d’un million de dollars (700 000 euros). Mais réinvestis pour développer les capacités du centre et mieux s’émanciper de l’assistanat.

Le gouvernement béninois l’a compris et veut s’appuyer sur cet exemple pour freiner l’exode rural. Il va aussi donner 6 hectares supplémentaires pour l’extension du site de Porto-Novo. C’est là que sera implanté le futur centre régional. Il pourra accueillir jusqu’à 1 000 personnes, tous ces voisins africains qui viendront voir, apprendre pour adapter la recette Songhaï à leur milieu et à leur climat. Recette miracle ? Plutôt symbole d’une émancipation loin des modèles de copié-collé importés des pays du Nord. De la créativité et du système D. «Dans chaque pays, ça va demander de l’engagement et de la volonté politique dans un contexte de ressources limitées», dit Erick Abiassi, du Programme des Nations unies pour le développement, à Cotonou. Le père Nzamujo le sait bien. Il a résumé son expérience dans un livre, Quand l’Afrique relève la tête (2), mais reste modeste : «Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour aboutir à la création d’une nouvelle société africaine.»
(1) Nigeria, Togo, Burkina, Ghana, Côte-d’Ivoire, Guinée, Liberia, Sierra Leone, Gabon, Zambie, Malawi, et Kenya. (2) Ed. du Cerf, 2002, 14,40 euros.

Article écrit par DELPHINE BOUSQUET envoyée spéciale à Porto-Novo (Bénin).
http://www.biodiv.be/benin/cooperation/fol740729/doc222785

jeudi 7 janvier 2010

COACHING & BIODANCE

"Vivre ce n'est pas attendre que les tempêtes passent, mais apprendre à danser sous la pluie."
:-)

vendredi 1 janvier 2010

COACHING : préparons 2010 avec LISE BOURBEAU...

Petit exercice de visualisation proposé par LISE BOURBEAU pour accueillir 2010 :

Si vous aviez une baguette magique et que vous pouviez réaliser trois choses que vous avez à cœur, quelles seraient-elles ? Imaginez que vos décisions n’affectent personne et que vous avez tout ce qu’il faut pour les concrétiser. OSEZ IMAGINER AU-DELÀ DE TOUT CE QUE VOUS AVEZ PU IMAGINER JUSQU’À MAINTENANT.

Peut-être faites-vous partie de ceux qui disent vraiment vouloir quelque chose, mais que c’est le contraire qui se manifeste. Si c’est votre cas, sachez que ce que vous récoltez est ce qui est le plus fort en vous. Prenons l’exemple d’une personne qui veut rencontrer un partenaire compatible avec qui elle vivrait une belle relation, mais qui n’y parvient pas. Elle découvre ainsi qu’il y a une peur en elle qui est plus forte que son désir.

Quelle peur ? me dira-t-elle. Je le désire vraiment depuis plusieurs mois. Quand j’y pense, ça m'enthousiasme et je ne ressens pas de peur. Nous sommes conscients d’environ 10 % de nos peurs ? Notre vie est donc contrôlée à 90 % par nos peurs, et ce, à notre insu. Voilà pourquoi il est si important et urgent de devenir plus conscient.

Revenons à mon exemple. Cette personne doit accepter qu’elle crée sa propre vie. Si elle n’a pas de partenaire, c’est qu’il y a quelque chose en elle qui l’en empêche. Elle doit se poser la question suivante : Qu’est-ce qui pourrait m’arriver de désagréable si j'avais un partenaire compatible avec qui je vivrais une belle relation ? Ensuite, elle doit porter attention aux réponses qui montent en elle. Si elles tardent à venir, il est préférable de ne pas forcer de réponses, mais plutôt de continuer à répéter cette même question quotidiennement jusqu’à ce qu’elles viennent. Lorsqu’elle découvre sa peur, entretenue par une ou des croyances, elle doit rassurer cette petite voix en elle en lui disant qu’elle est outillée pour y faire face et en assumer les conséquences.

Afin de vous aider à mettre en mouvement ce que vous voulez vraiment pour cette nouvelle année, laissez-moi vous suggérer un moyen qui a eu d’excellents résultats auprès de milliers de personnes. Écrivez une lettre destinée à un présumé grand ami lointain que vous n’avez pas vu depuis un an. Imaginez que vous écrivez cette lettre le 31 décembre 2010. À titre d’exemple, elle pourrait débuter ainsi…

Le 31 décembre 2010

Mon très cher ami,

J’éprouve un grand plaisir à te donner de mes nouvelles. Je veux te raconter la merveilleuse année que je viens de passer. Voici tout ce qui m’est arrivé et tout ce que j’ai appris durant cette dernière année…

Écrivez tout ce qui vous vient à l’esprit en imaginant que vous avez passé la plus merveilleuse année de votre vie et que tout ce que vous désiriez s’est manifesté.

IL EST TRÈS IMPORTANT de ne pas relire votre lettre et, surtout, de ne pas la mettre au propre (avis aux perfectionnistes). Cette lettre doit être spontanée. Cachetez-la et écrivez sur l’enveloppe À OUVRIR LE 31 DÉCEMBRE 2010. Prenez note de la lire l’an prochain dans votre agenda et inscrivez l’endroit où vous l'avez placé.

Bon exercice!!!! ;-))) Je l'ai fait il y a des années : c'est surprenant!

samedi 26 décembre 2009

RELATIONS HOMMES-FEMMES : guidées par la peur...

Je vous conseille de lire "LA MÂLE PEUR" du Dr GERARD LELEU. Loin d'être un livre féministe, cet ouvrage étonnant retrace la relation hommes-femmes depuis des millénaires, sur tous les continents... de quoi porter un autre regard sur ce qui se passe aujourd'hui dans les couples et dans la société.

De tout temps, la peur des femmes qu'ont les hommes, la peur de leur "fabuleux pouvoir de donner la vie, de leur sexualité et sensualité si différente de celle des hommes" a dessiné le monde.
Quelles que soient les époques, les conséquences de "la mâle peur" et de la répression de la femme sont terribles, tant pour les individus que pour les couples et que pour la société. Marqués, façonnés par cette peur, la femme et l'homme se sont contraints à jouer des rôles, l'une dans les registres de la soumission - voire de l'asservissement, ou de la séduction mais toujours de la dépendance et de la fragilité, l'autre dans les registres de l'agressivité, de l'autorité, de la domination et de l'épreuve de force.

Le constat : notre monde des hommes s'est privé pendant des millénaires de ce que la femme aurait pu apporter si elle n'avait pas été censurée : d'autres façons de penser, de sentir, de voir, d'organiser, de jouir.

Nous avons derrière nous des siècles de répression de la personnalité féminine (et, par elle, de censure du plaisir des sens), sous le couvert de religions portées par des célibataires mal dans leur corps cherchant à inférioriser la femme par sa culpabilité originelle.
Au Moyen-Age, la médecine a pris le relais "scientifique" au travers d'interprétations fausses sur la physiologie féminine, entraînant un véritable acharnement sadique (la chasse aux sorcières) et une dévalorisation du corps "hystérique".
Aujourd'hui, c'est l'ère industrielle et sa nécessité de réussir matériellement pour combler des désirs artificiels, se gaver de gadgets, qui garde la femme "inoffensive". En sur-adoptant des valeurs masculines : obsession de puissance, d'efficacité et d'ordre, compétition sans pitié, fabriquer, vendre, acheter, jeter, la société continue de renier les valeurs féminines originelles: la sensualité, la sensibilité, donner son temps et son énergie à l'amour, poursuivre les aspirations profondes des êtres, entretenir un rapport au corps comme source de désir et de plaisir.

Depuis des millénaires, il a été raconté sur tous les continents que satisfaire le corps est péché ou danger de se perdre. Le plaisir des sens est un ferment d'anarchie qui compromet la respectabilité... et la femme représente, dans de nombreux mythes et légendes antifemmes, l'abominable tentatrice. Menteuse, charmeuse, tricheuse, séductrice, rusée... Sa trop vive sensibilité est à l'origine de ses redoutables penchants à la débauche sexuelle, sa propension à la passion, sa jalousie. Ces mythes, légendes, irronies, blagues salaces, mensonges et calomnies ont un pouvoir considérable. Dans la conscience et l'inconscience des hommes comme des femmes, tant de préjugés survivent, qui nous manipulent à notre insu (ex qui me vient : "t'est vraiment blonde!"). Les mythes sont très utiles quand ils deviennent les illustrations fondatrices d'un groupe social ou des modèles de référence pour des individus. Ceux qui déclassent un sexe ou une partie du groupe se révèlent nocifs.

"Le plaisir est une expérience qui souvent prédispose à l'indulgence et à la compréhension. Celui qui cultive sa sensualité prend pleinement conscience de son corps et de ses exigences, ce qui contribue à renforcer sa personnalité et l'incite à plus d'indépendance. Or le pouvoir a besoin d'êtres serviles et disponibles. Le plaisir, de plus, ne se trouve pas dans un travail forcené ou mécanique. Or le pouvoir a besoin de travailleurs productifs. Le plaisir, enfin, réduit l'agressivité. Or le pouvoir a besoin de guerrier".

L'inaptitude au bonheur est une première conséquence dramatique de la répression du plaisir. La culpabilisation du plaisir reste toute la vie, entachée d'un sentiment de honte ou de culpabilité. L'atrophie de la personnalité est une autre conséquence de la répression du plaisir. La négation de notre sensibilité, de notre sensualité et de nos désirs nous vaut l'approbation de nos tiers et nous met à l'abri des conflits. Du coup nous renions notre vraie nature et nous construisons un moi social, une image "raisonnable", "convenable", "exemplaire" à l'usage des autres. A force d'être étouffée, notre sensualité s'appauvrit. Nous ne nous sentons plus réellement êtres désirant, sentant, jouissant, joyeux. Nous ne percevons plus le monde comme une mine de sensations et de joies. Le corps lui aussi souffre de cette répression. En lui s'accumulent des milliers d'impulsions bloquées, de gestes retenus. Chaque muscle conserve la mémoire de ces élans brisés et se transforment à la longue en troubles fonctionnels, puis organiques.

"Une société faite d'individus majoritairement frustrés et opposés ne peut être harmonieuse ni paisible. Les hommes solidaires quand il s'agit de dominer la femme, s'affrontent à leur tour au moindre prétexte... Comme si le rejet de leur sensibilité et de celle de leur compagne - de la féminité? - multipliait leur agressivité? La civilisation dictatoriale patriarcale, basée sur des rapports sadomasochistes ou des rapports de force, ne peut qu'être marquée par des tortures, crimes, massacres, guerres et destruction de la terre. Alors, ne nous étonnons pas si les êtres sont souvent malheureux et malades. Tant de peines et de maux sont à mettre sur le compte de l'insatisfaction, de l'oppression, de l'insécurité, de l'anxiété, de l'angoisse."

"N'accusez pas les femmes, dit Musset, d'être ce qu'elles sont : c'est nous qui les avons faites ainsi, défaisant l'ouvrage de la nature à toute occasion".

Pour se débarrasser de la "mâle peur", les hommes ne devraient-ils pas se connaître mieux? Analyser ses appréhensions, décoder ses comportements pour tenter de comprendre???

jeudi 10 décembre 2009

Sommet de Copenhague : le monde au chevet de la planète

Soyons écologiques : arrêtons tous les "effets de serre à rien"! Evitons les utilisations à mauvais escient ou abusives d'outils censés apporter du progrès dans notre quotidien...
:-/ Les gsm et msn qui remplacent la relation de proximité, la télé qui fait office de baby-sitter, les ordis, nintendos, wii et autres playstations qui supplantent les jeux de créativité, les fringues de marques qui donnent de la valeur personnelle, les grosses bagnoles qui remplacent l'auto estime et la confiance en soi, l'agitation professionnelle qui comble le vide d'intimité...

Le réchauffement de la planète : une opportunité de remettre nos priorités et nos valeurs au bon endroit? Une question d'écologie mondiale, mais aussi personnelle?

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info

mardi 1 décembre 2009

COACHING DE CRISE : le sens du pari

La crise : en temps de turbulence, on ne peut bâtir la qualité d'une décision que quand on l'a prise et que l'on fait tout pour la rendre bonne !!!

dimanche 29 novembre 2009

COACHING : une attitude face à la vie

Chaque jour nous entendons le bruit des arbres qui tombent,
notre actualité ou notre histoire ne semblent faites que de chutes et de fracas...
mais nul n'interviewe le printemps...
on n'entend pas le bruit de la forêt qui pousse...
on n'entend pas le clairon de la sève dans nos membres...
L'essentiel ou le vital ne font pas de bruit...
Soyez silencieux et efficaces comme des printemps ;
cela n'empêchera pas le bruit des arbres qui tombent,
mais vous quitterez la société des fossoyeurs
pour entrer dans la compagnie des porteurs de semences,
vous connaitrez les oiseaux,...

JEAN-YVES LELOUP

samedi 28 novembre 2009

DEVELOPPEMENT PERSONNEL & CREATION D'UNE NOUVELLE CULTURE

Les créatifs culturels : un changement de paradigme culturel.

Le paradigme dominant depuis un siècle est celui du matérialisme consumériste: il consiste en une vision mécaniste de la vie et nous suggère par de multiples moyens que nous serons plus heureux si nous pouvons en avoir plus, consommer davantage, jusqu’à nous rendre addictifs. Il a aussi amené l’épuisement des réserves naturelles et la pollution. De même, l’image de l’humain, comme celle des animaux et de la nature en général, s’est chosifiée (réifiée), leur enlevant leur dignité.

La culture est le réel ciment de notre société, c’est à quoi l’on se réfère et sur quoi on s’appuie pour évoluer et s’épanouir, s’affirmer socialement. C’est la culture qui peut fournir une identité et maintenir du lien social. Aussi est-il vital pour une société de nourrir la culture, sinon elle devra payer très cher les conséquences négatives de désagrégation. De plus, il a été démontré que la culture représente une part très importante de l’activité économique de notre pays. Comme le souligne Jean-Pierre WORMS, sociologue : la culture est l’élément structurant fondamental de toute société

La vie des civilisations est faite de vagues successives de valeurs. Le paradigme matérialiste consumériste est en déclin, en bout de course ; nous pouvons l’affirmer grâce à une étude sociologique sur les valeurs, menée dans plusieurs pays : USA, France, Allemagne, Italie, Hongrie, Pays-Bas, Norvège, Japon. Les seuls résultats dépouillés à l’heure actuelle le sont pour les USA (1999) la France (2006) et le Japon; des rapports et des livres en sont sortis (1).

Cette étude a été menée selon les normes scientifiques sur un échantillon représentatif de la population française (1 115 personnes), supervisée par un sociologue reconnu : Jean-Pierre WORMS. Elle montre que de plus en plus de gens se détachent de ce modèle dominant ; ils cherchent des valeurs plus centrées sur la simplicité et l’être, sont prêts à renoncer à une part de consommation pour une vie plus sobre. Ils n’ont plus envie de « perdre leur vie à la gagner ». Ils aspirent à davantage de sens, avec une dimension sociale et spirituelle affirmée.

Ils tissent sans tapage une nouvelle culture. C’est donc le levier de changement par excellence, ou bien le lieu de tous les freins au changement. Les « créatifs culturels », comme ils ont été nommés, concrétisent la phase qui succède à l’individualisme : la recherche d’autonomie oui, mais pour la construction de leur identité, en se distanciant des institutions et autorités extérieures. Enfin, ils sont dans le peloton de tête des innovations sociales, prenant leurs projets à bras le corps, sans attendre d’aval institutionnel. Il s’agit de changer de paradigme, en conscience.

Le nouveau paradigme émergent est constitué de valeurs transversales autour de six pôles. Ils sont les suivants :

1. l’écologie et le développement durable : le bio, la consomm’action, les méthodes naturelles de santé 2. les valeurs féminines dans la société : la véritable place des femmes dans notre société, la coopération à la place de la compétition, la préoccupation par rapport à la violence 3. être > avoir et paraître : l’importance de l’être par rapport à l’avoir et au paraître 4. le développement personnel : la connaissance de soi et l’ouverture aux autres, la dimension spirituelle 5. l’enjeu sociétal : l’implication individuelle et solidaire dans la société, le social avec une dimension locale 6. l’ouverture multi-culturelle : le respect des différences, le métissage, la reconnaissance des autres cultures et de leur valeur.

En détail :

· Les créatifs culturels sont très préoccupés par les problèmes écologiques et ils sont favorables aux principes du développement durable. Ils se révèlent particulièrement sensibles aux risques liés au développement économique intensif de certaines grandes entreprises multinationales :
F 80% des créatifs culturels reconnaissent le lien entre protection de l’environnement et ralentissement de la consommation, vs 63% de la population française dans son ensemble
F 62% des créatifs culturels seraient favorables à une participation financière citoyenne à la résolution des problèmes environnementaux. Ainsi ils déclarent majoritairement que leur principal registre anxiogène concerne essentiellement l’état des réserves naturelles de la terre et plus largement l’état de notre environnement

Ø Les créatifs culturels prônent une plus large place au féminin dans la société et une meilleure condition de la femme. Richesse de la coopération, qui accorde une place à chacun, au contraire de la compétition. Préoccupation / la violence. Valeurs d’être.

Ø Ils sont davantage dans l’être que dans l’avoir et le paraître.
Si un français sur deux déclare vouloir gagner le plus d’argent possible, attitude corroborée par le fait que 61% de la population française tienne à réussir sa carrière, les créatifs culturels se présentent comme le courant le plus nettement en recul sur cette notion de gain pécuniaire. Les créatifs culturels apparaissant comme défenseurs d’une vie (plus) simple fondée sur des valeurs et non sur des apparences.

Ø Un autre caractère distinctif des créatifs culturels est leur sensibilité à la spiritualité et à l’ouverture aux autres.

Ø En matière d’éducation et d’hygiène de vie ils sont également typés :
F 85% des créatifs culturels ont déjà utilisé des pratiques de médecine alternative, dont 25% souvent. La moyenne nationale d’utilisation de ces thérapies est de 65%, dont 12% utilisent souvent.

Ø Les créatifs culturels pensent qu’un changement personnel peut contribuer au changement de notre société et en cela ils sont, entre autres et parmi d’autres, créateurs de culture. Cette notion de potentiel créateur en matière de culture est notamment exprimée au travers des deux notions suivantes :
- l’importance accordée à l’expression de ses capacités et de sa créativité dans le travail
- la reconnaissance de l’influence de son propre changement sur le changement du monde.
Nous retrouvons un net parti pris de la part des créatifs culturels en faveur d’une contribution sociétale des individus et d’une reconnaissance de l’aide à son prochain.

Ø Enfin, les créatifs culturels sont défenseurs de valeurs multiculturelles

La notion de création de culture se croise ici avec le registre du multiculturalisme et cela notamment au travers de la transmission à ses enfants du principe d’accueil et de reconnaissance des différences.

Quelques éléments significatifs : ils représentent 17% de la population française adulte (+les alter-créatifs, qui leur sont proches : 21%). En termes de caractéristiques sociodémographiques, c’est un courant :
- plutôt féminin (64% de femmes vs 50% population française)
- plutôt jeune (68% de 18 – 49 ans vs 60% population française)
- plus aisé 20% de revenus supérieurs à 45 000 euros vs 16% population française) mais avec sensiblement plus de personnes vivant sur ces revenus (pour 30% quatre personnes et plus vs 21% population française)
- où l’on trouve la proportion la plus importante de personnes séparées ou divorcées (14% vs 10% population française)
- comportant le plus de foyers avec enfants (70% vs 61% population française). Il s’agit notamment de foyers avec trois enfants et plus (21% vs 16%)
- présentant une sur représentativité des catégories socio professionnelles dites supérieures
- sensiblement plus important dans la région Ouest.

Pour conclure, cette enquête apporte un soutien à nombre de citoyens qui partagent ces valeurs mais n’osent pas les afficher de peur des conséquences ; en effet, il règne en France un «politiquement correct» engendré par le paradigme précédent, et encore très prégnant. Désormais, les chiffres et la qualification donnent un appui dans le débat social et l’affirmation de ces valeurs. C’est une bonne nouvelle d’apprendre que nous sommes 17% de la population ! Cela devrait dissoudre le sentiment répandu d’isolement. C’est un encouragement à innover en surfant sur cette nouvelle vague émergeante.

Texte librement reproductible en le référençant.
(1) L’émergence des créatifs culturels, Paul H. Ray et Sherry R. Anderson, 2001
- Les créatifs culturels en France, Association pour la biodiversité culturelle, 2007 Editions Yves MICHEL www.yvesmichel.org