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jeudi 25 décembre 2014

Ne confondez pas rencontre, couple et relation d’amour

Quand deux personnes se rencontrent, ce sont deux planètes qui se rencontrent.

Chaque personne est un univers mystérieux, un être complexe plus ou moins conscient de l’impact de son passé (de son histoire avec ses succès et ses beaux souvenirs, mais aussi son lot de regrets, remords, échecs, erreurs), de son présent (son contexte, sa situation « assumée » ou non) et de son futur (ses élans, ses rêves, ses attentes, ses demandes de réparation du passé), qui ne manquent pas de paramétrer le succès ou non de la relation.

Au plus on souhaite rencontrer quelqu’un, au plus on a envie de projeter sur la rencontre le mythe du prince charmant et de la princesse tout aussi charmante, dans un monde idéal où tout est possible, où l’un généralement va venir sauver l’autre (de la fadeur de son quotidien?) et ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Bon, l’histoire des multiples contes d’Amour reste bizarrement muette sur leur gestion du quotidien et la qualité de leurs interactions après cette sublime rencontre de deux êtres parfaits faits l’un pour l’autre…

vendredi 6 décembre 2013

COACHING RELATIONNEL- Faire l'amour comme un art de vivre :)

A bien y penser... faire l’amour, est-ce juste un acte sexuel réservé aux amoureux? Et si on disait que... faire l'amour serait un art de vivre?

Faites l'amour, pas la guerre... ;) Envie de rendre hommage à Nelson Mandela...

Pour moi, faire l'amour, c'est choisir et faire sentir à l'autre qu'il nous est cher et que l'on marche ensemble dans la vie.
Faire l'amour, c'est rendre hommage à la vie en gardant un coeur ouvert pour vivre ses moments de plaisir et ses moments de chaos.
Faire l'amour, c'est accepter que l'autre soit différent et l'aider à donner de la place à sa différence.
Faire l'amour, ce n'est pas une promesse ou un beau discours, ce sont des actes posés dans le quotidien.
Faire l’amour, ça commence le matin par un premier regard que l’on donne à ceux qu'on aime ou que l'on croise, un premier sourire, une première caresse, un premier bonjour. 
Faire l’amour, c’est se mobiliser pour faire plaisir, pour surprendre, pour soutenir.
Faire l’amour, c’est prendre l’autre dans ses bras quand il en a besoin et lui donner de l’affection. 
Faire l’amour, c’est accorder à l’autre la liberté de vivre pour lui-même, sans attachement excessif, en lui laissant sentir qu’on l’aime toujours même s'il s'est éloigné, c’est de le rassurer que nos âmes se moquent des distances, que le lien d'amour reste quel que soit le nombre de kilomètres qui nous séparent. 
Faire l’amour, c'est une pensée bienveillante lancée vers l’autre, les yeux fermées. C'est lui souhaiter le meilleur.
Faire l'amour, c'est être là pour le soutenir et croire en lui quand tout va mal. C'est lui offrir un espace de ressourcement quand il en a besoin, mais aussi de lui dire quand il se trompe de chemin. C'est lui offrir sa confiance, sa patience, son indulgence.
Faire l'amour, c'est pouvoir dire des oui d'amour et des non d'amour pour grandir. 
Faire l’amour, c’est des petits gestes complices lors de moments partagés, c’est prendre celui qu'on aime ou celui qui en a besoin dans ses bras sans raison, sans rien attendre en retour. 
Faire l’amour, c’est demander à l’autre comment il va et écouter attentivement sa réponse. C’est prendre le temps de le regarder, de le voir même si on est très occupé.
Faire l’amour, c’est accompagner l’être cher à la porte au moment où il se prépare à partir,
Faire l’amour, c’est s’accueillir et s’étreindre quand on se retrouve, c'est laisser ses soucis de côté pour goûter au plaisir de l'instant présent ensemble, en refaisant le monde ou en goûtant tout simplement la sagesse du silence. 
Faire l’amour, c’est rire ou s’émouvoir ensemble, c’est chercher à nourrir la relation de n’importe quelle façon, du moment qu'elle soit positive et constructive.

Très souvent, on regarde comment on est aimé, qu'est-ce que l'autre nous donne, on nourrit la relation de nos attentes... souvent déçues. C'est pourquoi j'aime cette expression de "faire l'amour". Dans mes relations ou contacts, plutôt que de comptabiliser ce que je reçois (ou ne reçois pas), pourquoi ne pas poser mon attention sur ce que je donne moi, sur mes intentions et sur mes actes?

dimanche 11 août 2013

COACHING - Le temps c'est de l'amour... Etes-vous capable de ralentir et profiter de la vie?

L'art de vivre sa vie, sa parentalité, ses relations : un magnifique article de Rachel Macy Stafford, Professeur d'éducation spécialisée...

 "Le jour où j'ai cessé de dire "Dépêche-toi"

Publication: 09/08/2013 06h36
Hurry Up

Chaque minute compte dans nos vies modernes et effrénées. On a constamment l'impression qu'on doit cocher quelque chose de notre to do list (choses à faire), qu'on doit vérifier un écran ou un autre ou se presser pour se rendre à notre prochaine destination. Et peu importe comment on divise notre temps et notre attention, peu importe combien de tâches on tente d'accomplir simultanément, on finit toujours par avoir l'impression qu'il n'y a pas assez d'heures dans une journée pour arriver à tout faire.
Ainsi allait ma vie pendant deux années totalement frénétiques. Mes pensées et mes actions étaient régies par des notifications électroniques, des sonneries et des agendas surchargés. Même si mon sergent intérieur s'était donné comme objectif de toujours être à l'heure, je n'y arrivais simplement pas.

C'est que, voyez-vous, la vie m'a fait cadeau, il y a déjà six ans, d'une adorable enfant du type je-prends-mon-temps-rien-ne-presse-regarde-maman-les-jolies-fleurs-tu-veux-les-sentir?
Lorsque nous devions quitter la maison en cata, elle prenait tout son temps pour se choisir un sac à main et une tiare.
Lorsque nous devions aller quelque part à cinq minutes, elle insistait pour prendre le temps de bien boucler la ceinture de sécurité de sa peluche.
Lorsque nous devions prendre le déjeuner sur le pouce, elle prenait tout son temps pour faire la conversation à la dame à côté de nous qui lui rappelait sa mère-grand.
Lorsque, par chance, j'avais le loisir de trouver 30 minutes pour un petit jogging, elle insistait pour que nous nous arrêtions à chaque chien que nous croisions afin de lui faire un câlin.
Lorsque le premier rendez-vous à mon agenda était à 6 heures du matin, elle prenait tout son temps pour battre les oeufs aussi doucement que possible.
Mon enfant était, pour ma personnalité de Type A, une bénédiction, mais je ne m'en rendais pas compte. Bien sûr que je ne m'en rendais pas compte: quand on mène ce genre de vie effrénée, on a une vision très limitée uniquement tournée vers l'avenir, et tout ce qui ne fait pas partie d'une to do list nous semble superflu et inutile.
Quand ma fille m'obligeait à dévier de mon agenda, je me disais intérieurement "On n'a pas le temps pour ces peccadilles". Conséquemment, les deux mots que je disais le plus à mon petit ange dans une journée type étaient "dépêche-toi".

Mes phrases commençaient par ces deux mots:
Dépêche-toi, on va être en retard.
Mes phrases se terminaient par ces deux mots:
On va tout rater si tu ne te dépêches pas
Je commençais mes journées avec ces deux mots:
Dépêche-toi à manger ton petit déjeuner.
Dépêche-toi de t'habiller.
Je terminais mes journées avec ces deux mots:
Dépêche-toi à te brosser les dents.
Dépêche-toi à te mettre au lit.

Même si, de toute évidence, ces mots ne rendaient aucunement l'exécution des tâches à accomplir plus rapide, je persistais à les prononcer. Le plus effrayant, c'est que je les prononçais plus souvent que les mots "je t'aime"... La vérité fait mal, mais la vérité guérit, aussi... et elle me rapproche de la maman que je veux être.

Puis, un jour, tout a changé. Nous venions tout juste d'aller chercher notre aînée à la garderie et nous sortions de notre voiture. Trouvant que sa petite soeur n'allait pas assez vite, elle lui a lancé: "tu es tellement lente". Puis, elle a croisé les bras et soupiré avec une exaspération qui m'a fendu le coeur.
J'ai pris conscience de mon propre comportement: j'étais un tyran qui bousculait constamment une enfant, dont le seul désir était de prendre le temps d'aimer la vie.

Et à cet instant, j'ai réalisé à quel point ma propre vie effrénée était néfaste non seulement pour moi, mais pour mes deux filles également.

La voix tremblotante, j'ai rivé mes yeux à ceux de ma cadette, et je lui ai dit: "Je te demande pardon de t'avoir constamment bousculé jusqu'à aujourd'hui. J'aime que tu prennes ton temps et je veux apprendre à être comme toi le plus souvent possible."
Mes deux filles furent tout aussi surprises l'une que l'autre de cet aveu inattendu, mais celui de la plus jeune avait, en plus de la surprise, l'air de quelqu'un à qui on vient de donner raison et qui en jouit intérieurement.
"Je te promets d'être plus patiente à partir d'aujourd'hui", lui dis-je en la serrant dans mes bras tandis qu'elle rayonnait littéralement à la simple idée de cette promesse que je venais de lui faire.
Rayer les mots "dépêche-toi" de mon vocabulaire fut simplissime, mais ce qui fut considérablement plus difficile, ç'a été d'acquérir la patience que j'avais promise à cette enfant. Afin de nous venir en aide à toutes les deux, j'ai commencé à lui accorder plus de temps pour se préparer si nous devions nous rendre quelque part. Malgré cela, nous étions encore souvent en retard. Dans ces moments, je me rassurais en me disant que ça ne durerait que quelques années encore, le temps qu'elle vieillisse.

Lorsque ma fille et moi marchions ou allions au magasin, je la laissais dicter le pas, et lorsqu'elle s'arrêtait pour admirer quelques choses, je taisais toutes les pensées reliées à mon sacro-saint agenda afin de simplement l'observer et profiter du moment. Je voyais sur son visage des expressions que je n'avais jamais même aperçues auparavant. J'admirais les fossettes sur ses petites mains potelées et la façon dont ses yeux avaient de se plisser lorsqu'elle souriait. J'ai pris conscience de la façon dont les gens prenaient leur temps pour lui répondre lorsqu'elle s'adressait à eux. J'ai découvert son talent pour voir de jolis insectes et de mignonnes fleurs. C'était une observatrice et j'ai rapidement découvert que les observateurs sont des gens rares et précieux. C'est ainsi que j'ai compris que ma fille était une bénédiction pour mon âme frénétique.

Ma promesse de ralentir la cadence a été faite il y a bientôt trois ans, en même temps que j'ai entrepris mon périple vers l'abandon des distractions quotidiennes et la concentration sur ce qui compte vraiment. Aucun doute, cependant: vivre à une vitesse "petit v" me demande encore un effort de tous les instants. Ma cadette est le mémento quotidien qui me sert à ne pas perdre mon objectif de vue. En fait, voici un bel exemple des petites choses qu'elle fait ou dit qui me le rappellent quotidiennement.
Pendant nos vacances, nous étions allées nous régaler d'une granita après une petite balade en vélo. Après avoir payé pour notre friandise glacée, elle s'est installée à une table de pique-nique et regardait avec admiration la montagne de glace et de sirop devant elle, puis elle m'a regardé avec un peu d'angoisse et m'a demandé: "Maman, est-ce que je dois me dépêcher?"

J'ai failli fondre en larme. Apparemment, les cicatrices d'une vie effrénée s'estompent, mais ne disparaissent pas complètement. Tandis qu'elle attendait que je lui réponde, je savais que j'avais un choix à faire: je pouvais me morfondre en pensant au nombre de fois que je l'avais bousculée dans sa courte vie... ou je pouvais profiter pleinement du fait que, désormais, je fais les choses différemment.
Et j'ai choisi de vivre l'instant présent.

"Tu n'as pas à te presser, ma chérie. Prends tout ton temps", lui ai-je doucement répondu. Son visage s'est illuminé et ses épaules sont tombées de soulagement.
Puis, nous nous sommes assises côte à côte et avons discuté des choses dont discutent les petites joueuses de ukulélé âgées de 6 ans. Nous avons même profité de longs moments de silence pendant lesquels nous nous contentions de nous sourire et d'admirer le paysage.

J'avais l'impression que ma fille allait dévorer tout son immense granita, mais lorsqu'elle est arrivée à la dernière bouchée, elle me l'a tendue et a dit avec fierté: "je t'ai gardé la dernière bouchée juste pour toi, maman". Jamais de la glace pilée n'aura été aussi bonne, et je me suis rendue compte que je venais de conclure le marché du siècle. J'ai accordé un peu de temps à ma fille, et en retour, elle m'a donné la dernière bouchée de sa friandise et m'a rappelé que les choses ont meilleur goût et que l'amour s'épanouit bien mieux lorsqu'on prend le temps de prendre le temps.

Que ce soit pour...
Manger une granita
Cueillir une fleur
Boucler une ceinture de sécurité
Casser un oeuf
Chasser les coquillages
Observer les coccinelles
Déambuler sur le trottoir

Je ne dirai plus jamais "nous n'avons pas le temps", parce qu'en fin de compte, c'est comme si on disait "nous n'avons pas le temps de vivre".
Prendre le temps de savourer les petites joies du quotidien est la seule façon de pleinement profiter de la vie. Et croyez-moi, j'ai appris cette leçon de l'experte mondiale dans le domaine de profiter-pleinement-de-la-vie!"

> http://www.huffingtonpost.fr/rachel-macy-stafford/jour-cesse-dire-depeche-toi_b_3730089.html?ncid=edlinkusaolp00000009&ir=France

jeudi 19 juillet 2012

COACHING parental : Les langages de l'amour s'appliquent aussi aux enfants

Les 5 langages de l'amour s'appliquent aussi aux enfants... (voir article précédent sur "Les 5 langages de l'amour" de Gary Chapman).

Selon le psychologue et thérapeute de couples Gary Chapman, nous n'avons pas tous le même moyen d'exprimer notre amour et cela peut provoquer de dramatiques malentendus. Il existe cinq façons d'exprimer son amour :

1- Les paroles valorisantes sont faciles à trouver quand l'enfant est tout petit. Mais la communication entre un adulte et un enfant risque vite de s'appauvrir de façon tragique si l'on n'y prend garde.
Un exemple :
- Ta journée s'est bien passée ?
- Oui !
- Tu aimes bien ta maîtresse, cette année ?
- Ça va.
- Tu t'es fait des copains ?
- Oui !
- Ils sont gentils ?
- Oui !
- C'est bientôt les vacances. Tu es content ?
- Ah oui !
- Et tu as eu de bonnes notes cette année ?
- Parfois oui, mais pas toujours.
- Et tu fais toujours du foot ?
- Oui !
- Bon, c'est bien.
Cette façon de « communiquer » avec son enfant est évidemment catastrophique à long terme car c'est une fausse communication. L'enfant n'apprend rien, l'adulte non plus. Pas d'échange, pas d'enrichissement mutuel, pas d'émotion qui passe : aucune relation ne se construit, donc.

Un moyen beaucoup plus efficace de démarrer la conversation avec un enfant, y compris s'il est tout petit, est de lui faire part en toute simplicité, et bien sûr avec la retenue qui s'impose, de choses intéressantes de votre vie : « Bonsoir Soraya, j'espère que ta journée s'est bien passée. De mon côté, je suis arrivée en retard au travail ce matin parce qu'il y avait un terrible accident sur la route (blablabla...). Au bureau, un client furieux m'a téléphoné : on lui avait livré une plante tropicale à la place d'une perceuse électrique (blablabla...). »

Vous verrez que l'enfant ne perdra pas une parole des « aventures » que vous lui confierez et, très probablement, il se mettra à parler spontanément des choses qui sont importantes pour lui, sans que vous ayez à lui tirer les vers du nez, lorsque vous vous arrêterez.

2- Les moments de qualité
: cela peut consister bien entendu, à accepter de faire un jeu avec lui qu'il aime beaucoup, voire faire une sortie avec lui, mais le moyen le plus efficace est de consacrer un peu de temps (et de réflexion...) à lui faire découvrir une chose importante de votre existence, par exemple, votre métier.

Trop d'enfants n'ont aucune idée concrète de ce en quoi consiste vraiment la profession de leurs parents. Pourtant, même si votre activité est particulièrement difficile à concevoir pour un petit (chef de projet webmarketing, par exemple), réfléchissez et vous vous apercevrez qu'il y a malgré tout de nombreuses « petites » choses que vous faites souvent et qu'un enfant peut parfaitement comprendre. Prendre le temps d'introduire ainsi un enfant à cette partie de votre vie est un moyen fantastique de le faire grandir.

3- Les cadeaux : nous vivons une époque où il ne semble pas que les enfants manquent de cadeaux, bien au contraire... Les cadeaux n'ont pas besoin d'être onéreux, ils peuvent être symboliques. Pour qu'ils puissent véhiculer notre amour, ils doivent être ajustés à l'enfant, rencontrer ce qui est important pour lui (et pas seulement pour notre éducation et nos valeurs).

4- Les services rendus : si pour certains enfants les baigner, les habiller, laver leur linge, les aider à faire leurs devoirs, réparer leur vélo, leur préparer le petit déjeuner le matin est normal, pour d'autres, c'est aussi l'expression de l'amour de leurs parents.

5- Le toucher physique : vaste sujet, passionnant. On sait aujourd'hui que les bébés prématurés qui ne sont pas régulièrement caressés ne grandissent pas. Les enfants adorent se blottir, se nicher, se faire gratter et cela fait partie de leurs besoins physiologiques. Le problème se corse à l'adolescence mais, en insistant un peu, vous pouvez parvenir à convaincre votre adolescent des bienfaits du massage dorsal par exemple.


Pour rappel, il existerait cinq langages de l'amour (voir mon article posté précédemment à ce sujet):

Chez les uns, ce sont les paroles valorisantes (langage n°1) : « Tu es superbe avec cette tenue » ; « Ton repas est délicieux » ; « Tu es un très bon bricoleur » ; « Je te remercie pour l'aide que tu m'apportes...».

Chez les autres, ce sont les moments de qualité (langage n°2), c'est-à-dire des moments où l'on stoppe toute activité pour s'occuper de l'autre, en allant au restaurant ou en se promenant juste à deux.

Certains sont plus sensibles aux cadeaux (langage n°3), qui sont bien sûr un excellent moyen de dire « je t'aime ». Les cadeaux n'ont pas besoin d'être onéreux. Cela peut-être un bouquet de fleurs ou le tee-shirt qui lui avait plu dans la vitrine mais qu'il n'avait pas osé acheter. Les enfants n'hésitent d'ailleurs pas à nous montrer qu'ils nous aiment en nous offrant un bricolage fait de leur main ou un bouquet de fleurs cueillies dans les champs.

Rendre service (langage n°4) est une clé qui marche particulièrement bien pour d'autres. Gary Chapman explique : « J'entends par là tout ce qui, à votre connaissance, ferait plaisir à votre conjoint : cuisiner, mettre la table, passer l'aspirateur, nettoyer, changer les couches du bébé, repeindre la chambre à coucher, entretenir la voiture. ».

Enfin, le cinquième langage, c'est bien sûr le toucher physique, les caresses, pas seulement à visée sexuelle : main posée sur celle du conjoint au moment du café, être assis l'un contre l'autre en regardant la télévision, s'embrasser à chaque feu rouge...

Pour être sûr que votre amour soit évident pour ceux que vous aimez, vous devez vous assurer que vous utilisez bien le ou les langages qu'ils comprennent !

Jeux pour déterminer quel est votre langage, et celui de votre conjoint/votre enfant :

Le jeu du réservoir plein : L'un dit à l'autre, et pour chaque langage (paroles valorisantes, moments de qualité, services rendus, cadeaux, caresses) : « Sur une échelle graduée de 0 à 10, à quel niveau de remplissage estimes-tu ton réservoir émotionnel ? » Après la réponse, demander « que puis-je faire pour faire monter le niveau ? » Inverser les rôles de manière à ce que chacun ait son réservoir émotionnel plein.

Pour aller plus dans le détail, chacun peut ensuite se poser les questions suivantes :
1) Qu'est-ce qui me blesse le plus dans ce que mon conjoint fait ou omet de faire ?
2) Qu'ai-je le plus souvent réclamé à mon conjoint ?
3) Quelle est ma façon d'exprimer généralement mon amour à mon conjoint ? Si, par exemple, vous choisissez d'habitude de lui rendre service, il est probable que vous estimerez son amour au nombre de fois où, lui aussi, vous a rendu service. Mais n'a-t-il pas plus souvent cherché à exprimer son amour par un des quatre autres moyens, sans que vous n'y prêtiez assez d'attention ? (paroles valorisantes, moments de qualité, cadeaux, caresses ?).
Enfin, posez-vous la question : quel serait le conjoint idéal pour moi ? Si j'avais le conjoint parfait, quelles seraient ses qualités ? Le portrait de ce conjoint vous indiquera le ou les langages auxquels vous êtes le plus sensible.

Si vous avez l'impression d'avoir connu des jours heureux avec votre conjoint, et que les choses ont changé, demandez-vous : « A l'époque, qu'est-ce que j'aimais particulièrement chez mon conjoint ? Que disait-il, que faisait-il qui nourrissait mon désir d'être près de lui ? » Ces souvenirs peuvent vous donner une idée de ce qui était le langage d'amour qui vous parlait le plus clairement.

Autant de façons de faire grandir l'amour dans votre famille et votre entourage!