mercredi 29 avril 2009

CONFIANCE ou CONTROLE ?

En coaching, il arrive fréquemment de travailler la confiance en soi, la confiance en l'autre!

Attention ! Ne pas confondre "Fais-moi confiance"& "Laisse-moi te contrôler" !!/ faire confiance et se laisser contrôler.

Faire confiance = aimer / apprécier l'autre assez pour croire en sa capacité d'évolution, de trouver des solutions
Se faire confiance = s'aimer assez pour croire en ses propres capacités d'évolution, de trouver des solutions

Faire confiance à l'autre n'est pas remettre tout ton jugement intérieur entre ses mains !!
Ce n'est pas tout accepter pour protéger la relation (ça la détruit, en fait), ce n'est pas "survivre" en faisant plaisir.

Tester la confiance que l'autre a de soi n'est pas vérifier à quel point il se laisse guider "aveuglément".

Etre en relation de confiance demande à chacun de rester en contact avec son propre jugement intérieur et de faire confiance dans les ressources de l'autre - et non pas dans son jugement.

Etre en relation de confiance, c'est être là pour l'autre en lui laissant la place de décider ce qui est bon pour lui, en accueillant ses limites et en les respectant.

C'est en accueillant nos limites que l'on peut connaître nos besoins. Et donc que l'on peut repecter, soi, l'autre et la relation.

dimanche 26 avril 2009

POURQUOI faire du COACHING DE COUPLE?

°°° - Savoir bien négocier
Il est extrêmement important et salutaire pour un couple d'arriver à résoudre ses problèmes -à condition, bien sûr, que les solutions trouvées ne remettent jamais en question les valeurs fondamentales de chacun- et cet exercice une fois réussi aurait tendance à prouver que l'homme et la femme en question sont tout à fait adultes...

De prime abord, négocier semble assez simple... après tout, il suffit de se parler!
Mais ce n'est pas aussi toujours facile... car il convient de souligner que, malheureusement, dans de nombreux cas... et suivant la personnalité des 2 protagonistes... la situation ne se décante pas pour autant -chacun campant sur ses positions- et aucune solution commune satisfaisante ne voit le jour!
Personne n'est parfait!

L’intervention d'un coach ou d'un théapeute est souvent un excellent moyen de faire évoluer la discussion et de parvenir, enfin, à une solution que tous les deux accepteront.

La communication dans le couple est essentielle… l’écoute, le respect en sont les paramètres… les concessions intelligentes sont de mise... LA NEGOCIATION EST DONC ’’LA’’ SOLUTION.

ALORS...
... pour bien expliquer la négociation… j'insiste toujours sur le fait qu’elle est génératrice, bénéfique et évite toute dégradation dans le couple... si elle est entamée AVANT que la situation n'arrive à un point de non retour.

En suscitant une franche explication… elle ressoude le couple et lui donne plus de force. Elle opère aussi bien pour des problèmes intimes que pour l'intendance ou les décisions de la vie courante. Elle est aussi inévitable qu'in-dis-pen-sa-ble
!

vendredi 24 avril 2009

COMMUNICATION DE COUPLE OU NEGOCIATION AMOUREUSE


Négocier est un terme de marchands... et pourtant -pour moi- il convient même dans les rapports amoureux! En effet, un homme et une femme qui vivent une relation ont constamment besoin de négocier leurs désirs et leurs besoins.
La négociation dans le couple est trop souvent négligée par crainte des conflits. Elle est cependant très positive car elle permet précisément de les éviter et de s'entendre si on lui donne toute l’attention et tout le poids qu’elle mérite.
"Négocier"... c'est dialoguer... AVANT... que ça m...

Qu’entend t-on par négociation dans un couple ?
Généralement, la négociation est le dialogue qui s’instaure entre deux partenaires voulant traiter d’une décision, d’un sujet ou d’un projet pour lequel ils ne sont ni en accord ni en désaccord puisqu'ils n'en ont jamais parlé... mais qui est suffisamment important pour qu'une décision prise par l'un des deux -sans consulter l'autre- devienne vite une catastrophe! Pour ce faire, il faut que mutuellement ils s'écoutent, s'entendent et discutent jusqu'à ce que les deux parties soient satisfaites de la décision prise.

Quand négocier?

Lorsque l’un des deux protagonistes (ou les deux) pense que la relation entre dans une phase de doute ou connaît quelques petits problèmes... ou quand une décision prise ne fait pas l’unanimité dans le couple... il est alors temps d'en discuter... de "parlementer"... c'est-à-dire de négocier. En effet, même dans les cas les plus délicats, elle ne peut s’avérer que profitable au déblocage d'une situation très tendue pour faire ensemble les choix qui conviennent et la faire avancer positivement.

Utiliser la négociation dés que la relation est en danger.


Pourquoi devoir "négocier"
Être amoureux, c'est bien, mais cela ne suffit pas... car, malheureusement, l'amour ne va pas forcément résoudre tous les problèmes. Chacun a son caractère: personne… n’est aussi flexible que ‘‘le roseau’’ de La Fontaine et il arrive même que -bien qu'amoureux- nos candidats ressemblent plus souvent au chêne!
Alors, pour aplanir les conflits, la négociation est indispensable.
Chacun des partenaires doit sans cesse "composer" avec l'autre. En effet, le couple est en perpétuelle mutation et ce serait une grave erreur de croire que les rôles sont définitivement établis après quelques mois. Lorsque de nouvelles questions se posent... la solution à l'absence de conflit passe obligatoirement par la discussion... ce qui signifie qu'il convient d'écouter ce que l'autre a à dire... de respecter et considérer son point de vue pour arriver à trouver un terrain d'entente... la solution qui satisfera tout le monde.

Aussi, dés que le moindre petit grain de sable se coince dans les rouages jusque là bien huilés... avant que l’incompréhension, les silences et la rancoeur ne s’installent... c'est le seul moyen de ne pas laisser les évènements prendre le dessus et gâcher tout ce qui a été construit jusqu'ici.
Bien souvent -et surtout au début- ce sont des broutilles (les amis... qui va chez qui? le rythme des rendez-vous, etc...)... mais ils ne faut pas manquer de les évoquer! Plus tard, si les raisons sont plus ou moins sérieuses... ils auront l'habitude de dialoguer et continueront de diriger leur vie de cette façon-là... ce qui sera toujours positif.

dimanche 19 avril 2009

SALOME : les "autosaboteurs" et leur influence sur la relation

Je retiens ce passage de Jacques SALOME dans "A qui ferais-je de la peine si j'étais moi-même?" : sur le besoin que l'on peut avoir de mettre l'autre en difficulté ou en échec...

"En mettant l'autre en échec, c'est du meilleur de lui que l'on se prive, c'est de tous ses apports que l'on se coupe. Cette sorte d'autoprivation assèche et stérilise les relations les plus intimes, comme les plus banales ou les moins significatives".

A méditer...

vendredi 10 avril 2009

COACHING & dépassement de soi


"Le possible est un petit pas après l'impossible"...

LE COACHING, une clé pour sortir de sa "cage de hamster, de sa roue de hamster"... (parfois elle a l'air rutilante)

La vie, les relations humaines sont là pour nous faire prendre conscience de nos limites personnelles.

Il est essentiel de se rendre compte que nos limites ne sont pas nous.

Nos limites sont en lien avec des croyances bien ancrées (auxquelles on s'attache, on s'accroche) sur soi, sur la vie, sur les autres, sur le monde...

Ces croyances sont juste quelque chose qui nous ont sauvé à un moment de notre vie, qui nous font poser des actes qui nous sabottent aujourd'hui, et que l'on peut enfin lâcher... maintenant.

;-)

jeudi 9 avril 2009

JACQUES SALOME : A qui ferais-je de la peine si j'étais moi-même?

"A qui ferais-je de la peine si j'étais moi-même?"

Un très joli ouvrage qui reprend tous les apprentissages que Jacques Salomé a acquis au cours de sa vie...
A lire absolument...

Petit extrait qui donne à réfléchir :

"Ce n'est pas l'amour qui nourrit la relation,
c'est la qualité de relation que l'on s'offre l'un à l'autre qui nourrit l'amour."


Jacques Salomé

mercredi 8 avril 2009

La vie est un long fleuve tranquille

... qui parfois se transforme en rafting...

L'occasion de redéfinir ses essentiels et de faire du nettoyage...

Youhouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu
Euh?? Euh???
Yeeepeeeeee!!! (ça ça vient à la fin, quand on a retrouvé son équilibre)

;-)

vendredi 3 avril 2009

Un bon coach... celui qui est accrédité??

L'accréditation est une chose (les connaissances théoriques apportent au coach un cadre et une structure qui lui permettent d'être encore plus efficace), l'attitude est une chose en plus (intuition, sensibilité, expérience).

Le fait d'être labélisé ne rend donc pas un coach meilleur qu'un autre.

Ce sont ses attitudes et compétences qui font la différence.

En coaching, lorsque l'on explique quelque chose au coaché, on est cohérent quand on a soi-même l'habitude/eu l'occasion de gérer ces choses.

C'est pourquoi il est essentiel que le coach continue à travailler sur lui-même, à reculer ses limites, afin de mieux accompagner son coaché.

lundi 30 mars 2009

Travailler, se faire un baxter de télé, faire du shopping... le lot des consommateurs d'aujourd'hui...

« The Story of Stuff » est un petit film ludique sur le cycle de vie des produits et sur les causes et conséquences de la consommation effrénée de nos jours. Loin d’être fataliste, le film propose une réflexion… et invite à l’action !

On pourrait traduire le titre de ce film par « L’histoire des choses ». Ces choses que l’on produit, consomme et jette… à un rythme de plus en plus rapide.

Dans ce document de vingt minutes, Annie Leonard explique le cycle de vie des objets : de l’extraction des matières premières à l’élimination des déchets, en passant par la production, la distribution et la consommation.

Le film vulgarise aussi les principes de notre économie globale matérialiste et souligne plusieurs constats interpellant, comme par exemple le fait qu’alors que la consommation de chaque américain a doublé en 50 ans, son bonheur perçu n’a cessé de décliné.

Finissons sur une note d’espoir ! Comme l’explique ce film, notre système actuel de consommation a été créé et pensé de toutes pièces dans les années 50. Ce n’est pas une loi fondamentale comme la gravité. À nous de définir les nouvelles règles du jeu. Parmi les actions qui peuvent être entreprises, certaines le sont à notre niveau !

A découvrir avec des sous-titres en français sur http://www.storyofstuff.com/international

dimanche 29 mars 2009

Hommage à une musique qui m'a accompagnée lors d'une formation CNV dans le désert il y a tout juste 3 ans...





J'en profite pour embrasser tous ceux qui ont fait partie de cette aventure magique de développement personnel... C'est comme si c'était hier!!!

jeudi 19 mars 2009

ALICE MILLER : stop aux châtiments corporels !!

Nombreux sont ceux qui affirment que la violence psychologique est pire que la violence physique. Si l'on ajoute maintenant qu'elle se produit fréquemment et souvent violemment, pendant toutes les années où le cerveau de l'enfant se forme, on peut mieux comprendre la gravité des effets des coups.

Même s'ils sont donnés, ce qui est sans doute le cas chez une forte de proportion de parents, sans la moindre mauvaise intention et dans un contexte d'affection. Le corps, lui, a ses réactions propres, instinctives, qui ne tiennent pas compte de l'intention avec laquelle les coups sont donnés. Le corps sait que les coups sont mauvais pour lui. Et ils sont catastrophiques quand ils viennent de ceux dont l'enfant a le besoin absolu de capter la bienveillance.


Donc, même si la violence psychologique est grave aussi, on ne peut pas dire qu'elle soit plus grave que la violence des châtiments corporels à laquelle, le plus souvent, elle s'ajoute.
 D'autre part, ceux qui, comme Alice Miller, demandent une interdiction spécifique des châtiments corporels, demandent aussi qu'un suivi soit assuré auprès des parents pour les aider à élever leurs enfants dans la confiance et la tendresse. Ce qui fait que lutter contre les châtiments corporels qui concernent aujourd'hui la quasi-totalité des enfants, c'est aussi donner plus de chances à une éducation qui joue vraiment pour l'enfant le rôle d'un "placenta social" protecteur, nourricier, tolérant et riche en modèles structurants.

mercredi 18 mars 2009

ALICE MILLER : imitation & soumission

Le deuxième comportement inné de l'enfant est le comportement d'imitation.

L'enfant imite d'instinct dès les premiers jours de sa vie les comportements qu'il voit et entend, surtout ceux que l'on a à son égard. Frapper un enfant, ce n'est donc pas seulement le dresser par l'effet de la peur des coups, c'est aussi le conditionner à la violence en lui en fournissant des modèles qui s'intègrent à la gestuelle de son corps, avant même qu'il ait pu comprendre quoi que ce soit à ce qu'on exigeait de lui.

De plus, les coups sont en contradiction radicale avec les principes fondamentaux communs à toutes les traditions et les religions et que tous les parents cherchent à inculquer à leurs enfants, même s'ils ne les mettent pas eux-mêmes en pratique : "Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'on te fasse" et "Ne frappe pas un être plus petit que toi". L'enfant frappé subit littéralement un électrochoc. Il subit simultanément deux messages contradictoires : une leçon de morale ("Ne fais pas aux autres...") et une leçon gestuelle violente ("Fais aux autres, comme je le fais en ce moment, ce que tu ne veux pas qu'on te fasse"). Cette contradiction subie à travers son corps et son esprit ne peut que perturber gravement les capacités morales et les capacités logiques de l'enfant. Il est vraisemblable que beaucoup de nos incohérences ont ces électrochocs pour origine.



Autre comportement inné de l'enfant : le comportement de soumission. On l'observe aussi chez les adultes humains dans le cas du "syndrome de Stockholm" : des otages soumis à un stress intense prennent la défense de leurs ravisseurs, éprouvent une irrésistible sympathie pour eux, adoptent leurs idées, voire leur comportement et, dans certains cas, en tombent amoureuses. Même si les parents ne sont pas des ravisseurs ni les enfants des otages, la situation des enfants est une situation de totale dépendance matérielle et affective. Aussi, quand le stress des coups intervient dans la relation, les enfants incorporent plus profondément encore qu'à l'ordinaire les jugements implicites et/ou explicites qui accompagnent les coups. Ils s'identifient à leurs parents. Ils s'autoaccusent, nient leur propre personnalité, se coupent de leur boussole intérieure.



Enfin, dernier comportement inné perturbé par les coups : le comportement de sauvegarde. C'est celui qui, au moindre signe de danger provoque en nous le réflexe de fuir ou de combattre. Chez le petit enfant, ce réflexe se limite à la fuite (le plus souvent dans les bras de sa mère) ou à l'appel au secours. Les expériences de Henri Laborit, présentées dans le film d'Alain Resnais Mon oncle d'Amérique, ont montré que lorsque des rats sont dans l'impossibilité de fuir ou de combattre, les hormones du stress qui sont normalement destinées à assurer ces deux fonctions se retournent en quelque sorte contre l'organisme et l'autodétruisent. La tension monte, les tissus gastriques sont atteints, mais aussi les neurones. Certaines parties du cerveau (corps calleux, hypophyse) s'atrophient littéralement comme cela a pu être vérifié au scanner. Or, la situation de l'enfant frappé est exactement celle du rat qui ne peut ni fuir ni combattre. De plus, pour lui, l'expérience se répète souvent tout au long de la période pendant laquelle son cerveau se forme et ses neurones s'interconnectent. Le système de sauvegarde, système fondamental pour l'équilibre de l'individu, ne peut qu'être gravement perturbé par une telle répétition. Il n'est pas étonnant par exemple que les victimes d'agressions sexuelles (de la part d'étrangers à leur famille) soient souvent des enfants qui ont subi des mauvais traitements : leur système de sauvegarde, altéré, ne les prévient peut-être plus des dangers possibles.
 Il faut encore ajouter qu'une des réactions du cerveau, en cas de danger physique, est de "débrancher" le système immunitaire, consommateur d'énergie, pour concentrer toute celle-ci sur les membres afin de fuir ou combattre. Il est très probable que ces ruptures répétées de la fonction immunitaire, aggravées par l'état de stress, expliquent le fait que les enfants battus ont souvent plus de maladies et d'accidents que les autres. Là encore, c'est une fonction centrale qui est atteinte chez l'enfant.


mardi 17 mars 2009

ALICE MILLER : comprendre les comportements d'attachement primitif de l'enfant

C'est par ses comportements d'attachement que l'enfant fait au moins la moitié du chemin qui le relie à sa mère et aux adultes de son entourage.

Capacité de téter, cris et pleurs, "grasping", sourires, regards, extension des bras, capacité de distinguer la forme des visages de l'environnement puis la forme du visage de sa mère parmi tous les visages, sa voix, son odeur, tous ces comportements sont autant de façons pour l'enfant de créer des liens afin de constituer, au sortir du placenta organique, un placenta social.

Et ce nouveau placenta social doit avoir les mêmes fonctions que le placenta organique : protéger, pourvoir, permettre (formule empruntée à Pierre Lassus).
Le rôle des parents consiste à reprendre ces trois fonctions en y ajoutant celle de proposer (et non d'imposer) à l'instinct d'imitation de l'enfant des modèles de comportement qui lui permettent de s'épanouir.


On voit ainsi immédiatement que toute punition corporelle, toute privation punitive, toute interdiction non indispensable à la survie du bébé va à l'encontre de la fonction naturelle du placenta social de l'enfant et contrarie, voire pervertit le besoin impératif et vital qui pousse l'enfant à créer des liens indispensables à sa survie. "Pervertit", parce que l'enfant, totalement dépendant de sa mère, n'a pas les moyens de refuser une relation qui ne lui convient pas.

S'il est frappé, après la première surprise douloureuse, il intègre la violence à son mode de relation et la considère donc comme normale, ce qui ne peut se faire qu'aux dépens de sa sensibilité qui s'endurcit. Il intègre donc la violence à son modèle relationnel exactement comme le foetus peut absorber la nicotine, les drogues ou l'alcool que lui infuse le cordon ombilical. De plus, comme les coups sont presque toujours accompagnés d'insultes, ils humilient l'enfant et portent atteinte à l'image qu'il a de lui-même. En même temps que son mode de relation future, dont sa relation avec sa mère est le prototype, c'est ainsi le centre même de sa personnalité qui est atteint.


Et il n'y a aucune commune mesure entre les coups donnés par les parents, surtout par la mère, et les coups donnés par des étrangers à la base de sécurité. Des effets de ceux-ci, l'enfant peut être consolé par sa mère. Mais quand c'est la mère qui devient la menace et la source des coups, l'enfant n'a plus aucun recours. Et sa confiance dans sa base de sécurité qui correspond à un besoin fondamental chez lui est gravement compromise.



lundi 16 mars 2009

ALICE MILLER : Dangers spécifiques des châtiments corporels


Il est certain que la violence psychologique, la froideur, l'indifférence, l'hypocrisie, la violence verbale peuvent être très destructrices. Mais, comme l'a dit Alice Miller, ces traitements sont beaucoup moins pratiqués que la violence physique "éducative" qui concerne au moins 90% des enfants de la planète, avec des niveaux moyens de violence différents selon les régions du monde, selon leur degré d'évolution sur cette question.


De plus, les punitions corporelles, parce qu'elles parlent directement au corps de l'enfant ont des effets spécifiques très particuliers. Les enfants frappés ont, comme l'a montré l'étude du Dr Cornet, tendance à subir plus d'accidents que les enfants simplement insultés. Les coups semblent avoir un pouvoir déstructurant plus grand que celui de la violence verbale.


Pour le comprendre, il faut tenir compte du fait que le nouveau-né est pourvu de comportements innés. Ces comportements, contrairement à ceux d'autres animaux, ne sont pas faits pour pouvoir survivre directement au contact de la nature mais pour se constituer un nouveau placenta, non plus physiologique mais social, en créant des liens protecteurs et nourriciers avec sa mère et son entourage immédiat dans le but de vivre et survivre. Tous ces comportements sont donc relationnels et ils ont leur source dans les parties les plus archaïques du cerveau.


Aucun de ces comportements ne prépare l'enfant à être frappé par sa mère et les autres personnes qui constituent la base de sécurité de l'enfant. Les comportements innés de sauvegarde dont dispose l'enfant deviennent même destructeurs, lorsque c'est la mère elle-même qui devient une menace pour le corps de l'enfant.

Et comme, d'un autre côté, aucune mère primate n'adopte à l'égard de ses petits des comportements semblables à nos punitions corporelles, on peut dire que le fait de frapper un enfant est doublement contre-nature (contre la nature de l'enfant et celle de la mère).
 C'est précisément parce qu'ils interfèrent avec ces comportements innés dont la source est la partie la plus archaïque du cerveau que les châtiments corporels ont des effets particulièrement variés et dévastateurs.

Tout se passe comme s'ils atteignaient directement le centre de la personnalité à partir duquel ils rayonnent dans tous les sens sur le corps, sur l'affectivité, sur l'intelligence.


samedi 14 mars 2009

JEUX MEURTRIERS : du virtuel à la réalité

... De l'influence des jeux vidéos, Internet et autres sur les jeunes (fragiles ou fragilisés) d'aujourd'hui...

L’adolescent allemand, qui a abattu 15 personnes avant de se suicider, jouait sur son ordinateur à tuer dans la jungle quelques heures seulement avant de passer à l’acte.

Tim Kretschmer, 17 ans, a passé plus de deux heures dans la soirée de mardi, veille du massacre, à jouer au jeu vidéo « Far Cry 2 », mettant en scène une chasse en Afrique pour éliminer un trafiquant d’armes, rapporte le site internet du magazine Spiegel, citant les enquêteurs.

L’adolescent, qui s’est suicidé au terme d’une randonnée meurtrière qui avait débuté dans son ancien collège du sud-ouest de l’Allemagne où il avait abattu au pistolet neuf écoliers et trois enseignantes, participait régulièrement à des forums de discussions sur internet, où il avait notamment recours au pseudonyme « JawsPredator1 », selon le magazine.