mercredi 29 décembre 2010

COACHING et actes conscients, ou comment passer de la réaction à l'action

Prends soin de tes pensées parce qu'elles deviendront des MOTS.
Prends soin de tes mots parce qu'ils deviendront tes
ACTIONS.

Prends soins de tes actions, elles deviendront tes HABITUDES.

Prends soins de tes habitudes parce qu'elles formeront ton destin...
et ton destin sera ta vie...

Un chouette livre à lire à propos de l'effet de nos pensées sur notre ressentis et nos émotions, puis sur nos comportements : "Le tueur de dragon au coeur lourd" de Marcia Grad-Powers et François Minaudier.
Presque sur le ton d'un livre pour enfant (dans un univers qui apporte beaucoup de fraîcheur et un soupçon bien présent d'humour), cet ouvrage illustre de manière extrêmement limpide l'avantage d'opter pour des comportements plus "conscients" dans notre quotidien. A lire absolument.

mercredi 22 décembre 2010

COACHING et estime de soi - notre valeur vaut plus que celle d'un billet de banque

Petite réflexion de COACHING à propos de la valeur et de l'estime de soi...

Quand un billet de banque est fabriqué, il a une valeur. Qu'il soit sale, plié ou déchiré, personne ne contestera que sa valeur ne change pas.

Incroyable que l'on puisse si bien percevoir la valeur d'un billet de banque, et que l'on doute, passe à côté de notre propre valeur, non??? !!!! Pourtant, pour nous c'est pareil que pour le billet :). Le simple fait d'être né nous a donné une valeur.

Et si nous comprenons que nous sommes ce qui est le plus important pour nous-même, nous pouvons vivre des situations blessantes, dans lesquelles des personnes (surtout si elles sont essentielles pour nous) nous négligent, nous nient, nous humilient, nous agressent, la vie peut nous salir, nous plier ou nous déchirer, notre valeur ne changera jamais.

Notre valeur ne dépend pas de ce que nous possédons ou de ce que nous avons réalisé. Notre valeur ne dépend pas de ce que les autres pensent de nous ni de la manière dont ils nous traitent. Qu'ils nous traitent avec révérence ou comme de la m... :) n'augmente ne diminue notre valeur intrinsèque. Il ne faut pas confondre valeur et estime de soi. La valeur est. L'estime de soi s'acquiert...

Notre estime de soi dépend uniquement de notre capacité à être et rester connecté(e) à notre propre valeur
. C'est tout.

Si vous dites à haute voix "J'ai de la valeur" et que vous ressentez de la tristesse ce n'est pas parce que vous n'avez pas de valeur, mais parce que vous êtes incapable de la voir.

Un petit truc si c'est le cas :)) : répétez-vous cette phrase chaque jour, dès que vous y pensez, tout au long de la journée... jusqu'à ce que vous arriviez à sourire. Encore mieux : yeux dans vos yeux devant le miroir!!!! Cet exercice ne consiste pas à essayer de vous persuader que vous êtes ce que vous n'êtes pas, l'objectif est de vous faire prendre conscience de ce que vous êtes vraiment.

Chacun de nous est exceptionnel et unique. Parmi les milliards d'êtres vivants de cette planète, il n'y a pas 2 personnes identiques. Notre valeur n'est même pas "rare", elle est "unique" ! Ne passons pas à côté d'elle! Ni à côté de celle des autres.

A réfléchir...

lundi 13 décembre 2010

COACHING et mental - Eckart Tolle

Pouvez-vous vous libérer du mental quand vous le voulez ? Avez-vous réussi à trouver l’interrupteur qui le met hors circuit ? Je veux dire arrêter complètement de penser ?

Si vous n'y réussissez pas, sauf pour un instant ou deux, il est probable que votre mental se sert de vous et que vous vous êtes inconsciemment identifié à lui.

Selon Eckart Tolle, "l'illumination" est la capacité de s'élever au-dessus de la pensée, pour se connecter à notre "ÊTRE".

L’Être est ce qui nous est accessible immédiatement et qui représente notre moi le plus profond, notre véritable nature. Il ne faut pas chercher à le saisir avec notre "mental" ni à le comprendre. Nous ne pouvons l’appréhender que seulement lorsque notre mental s’est tu.

Or nos pensées sont souvent involontaires et compulsives plutôt que constructives. C'est, pour nombre d'entre nous, une véritable "accoutumance" que de penser, d'être dans notre mental (ex: se plonger de manière réflexe dans nos peurs, regrets et remords du passé, ou dans les préoccupations, voire les angoisses du futur, dans nos culpabilités). Comme la cigarette, l'alcool ou les autres dépendances, les pensées nous donnent une fausse sensation de plaisir ou de sécurité. En réalité, quand elles deviennent plus fortes que nous, elles nous mènent au mal-être et à la souffrance...

Le DÉVELOPPEMENT PERSONNEL, la SPIRITUALITE et le COACHING ont pour objectif de nous apprendre à développer une qualité de présence à Soi, une capacité de mettre son attention totalement et intensément dans le présent, afin de pouvoir "Être en conscience".

L'objectif n'est aucunement de comprendre ce qu'est l'Être mentalement (ce serait encore nourrir l'égo et le mental), mais de l'expérimenter (le sentir). Retrouver cette présence à l’Être et se maintenir dans cet état de "sensation de réalisation". C’est cela l’illumination dont parle Eckart Tolle.

L’identification au mental amène la pensée à devenir compulsive et nous empêche de nous réaliser dans l'"Être". L’incapacité à s’arrêter de penser est une épouvantable affliction dont presque tout le monde est atteint, en tous cas dans nos pays industrialisés. C'est une telle pandémie que nous en venons d'ailleurs à considérer l’incapacité à s’arrêter de penser comme normale! - voire comme une preuve de responsabilité ou d'intelligence :-/.

Cet incessant bruit mental nous empêche de trouver ce royaume de calme intérieur qui est indissociable de l'Être. Ce bruit crée également un faux moi érigé par l’Ego qui projette une ombre de peur et de souffrance sur tout.

Si à l’instar du terme "Dieu", le mot "Être" est galvaudé et n’explique rien, il a par contre l’avantage d’être un concept ouvert. Il ne réduit du coup pas cet infini invisible à une entité finie et définie - comme on a tendance à le faire avec Dieu. Il est impossible de se faire une image mentale de "Être"!!!! Personne ne peut se déclarer être l’unique détenteur de l’Être, car il s’agit de notre essence-même, à chacun de nous. Le pas à franchir entre le terme "Être" et l’expérience d’"Être" est donc plus petit. :)))

Le philosophe français Descartes a cru avoir découvert la vérité la plus fondamentale quand il fit sa célèbre déclaration: "Je pense, donc je suis". Ne venait-il pas en fait de formuler l’erreur la plus fondamentale : celle d’assimiler la pensée à l’être et l’identité à la pensée?

Le penseur compulsif, c’est-à-dire presque tout un chacun :), vit dans un état d’apparente division, dans un monde déraisonnablement complexe où foisonnent perpétuellement problèmes et conflits, un monde qui reflète l’incessante fragmentation du mental.

L’expérience d'"Être", d'illumination, quant à elle, est un état de plénitude, un état d’unité avec la vie, avec le monde, et avec Soi.

L’identification au mental crée chez vous un écran opaque de concepts, d’étiquettes, d’images, de mots, de jugements et de définitions qui empêchent toute vraie relation.

Selon Eckart Tolle, cet écran s’interpose entre nous et nous-même, entre nous et notre prochain, entre nous et la nature, entre nous et le divin. "C’est cet écran de pensées qui amène cette illusion de division : l’illusion qu’il y a nous et un "autre", totalement séparé de nous. Nous oublions un fait essentiel : derrière le plan des apparences physiques et de la diversité des formes, nous ne faisons qu’un avec tout ce qui est. Nous ne pouvons plus sentir cet état d’unité comme étant une réalité qui coule de source. Même si nous la croyons vraie, souvent nous sommes incapables de l’appréhender plus comme telle. Une croyance peut certes nous réconforter. Par contre, seule l’expérience peut nous libérer".

Le mental est un magnifique outil à notre disposition, quand on s'en sert à bon escient, il nous permet d'accomplir une tâche précise. La tâche étant réalisée, nous devrions pouvoir lâcher notre mental, nos pensées... afin que ce ne soit pas notre mental qui se serve de nous ! Et c’est cela la maladie, quand on croit dur comme fer "être notre mental". C’est cela l’illusion : l’outil a pris possession de vous.

"Ce n’est pas parce que nous réussissons à terminer un jeu de mots croisés ou à fabriquer une bombe atomique que nous savons nous servir de notre mental. Ce dernier aime se faire les dents sur des problèmes, comme les chiens le font avec les os. Voilà pourquoi il fait des mots croisés et invente des bombes atomiques, alors que nous, l’Être, ne portons intérêt ni à l’un ni à l’autre".

La liberté d'être commence quand nous prenons conscience que nous ne sommes pas notre mental. Quand nous arrêtons de "nous réduire" en nous identifiant au penseur. Nous pouvons alors le surveiller :), surveiller nos pensées et l'influence qu'elles ont sur nous, sur notre vitalité et dès lors, accéder à un niveau plus élevé de conscience. Nous comprenons petit à petit qu’il existe un immense royaume d’intelligence, bien au-delà de la pensée (ex: l'intelligence du cœur). Nous réalisons aussi que toutes les choses vraiment importantes - la beauté, l’amour, la créativité, la joie, la paix - trouvent leur source au-delà du mental. Et nous commençons alors à vous éveiller.

A méditer :)))

vendredi 10 décembre 2010

COACHING RELATIONNEL : les 5 langages de l'amour - Gary Chapman

Un livre de développement personnel à ne pas manquer, une idée cadeau-coaching magnifique pour les fêtes qui s'annonce! :)

"Les langages de l'amour" (les actes qui disent "je t'aime") de Gary Chapman (dispo sur Amazon en 2 clics :) )...

Le concept est simple autant que génial : connaissez-vous le langage sentimental de votre conjoint (ou de vos enfants, vos amis, vos parents, frères et soeurs, vos collègues, etc)??? Celui qui fait qu'il se sent aimé???
Si nous voulons qu'il ou elle sente l'amour que nous essayons de lui communiquer, nous devons l'exprimer... dans son langage sentimental affectif!!!! Et oui! la sincérité ne suffit pas pour sauver les ménages!!!!

Le besoin de se sentir aimé est un besoin affectif fondamental, vital pour l'homme - et la femme ;)!!! Or, nombre d'entre nous parcourt le monde avec une impression de "réservoir affectif" désespérément vide, même si on est en couple ou qu'on a construit une famille... Reste les souvenirs de la magie du début de la relation, où on s'aimait alors tellement, où l'autre était si attentif et merveilleux! Mais qu'est-ce qui a bien pu se passer???

Ben c'est simple : les hormones qui rendent merveilleusement et obsessionnellement amoureux l'un de l'autre ne sont pas infinies. Après 18 mois à 2 ans (le temps pour la nature de nous donner l'opportunité de nous reproduire), on revient sur la planète terre et on recommence à penser par nous-même :) et là, ben ce sont à nouveau 2 individus en présence!!!!
Bienvenue dans le monde réel du mariage ou du concubinage :)!!! Si on était prêt à prendre le 1er vol pour rejoindre notre belle ou notre prince charmant en Chine, juste pour passer une nuit de rêve ensemble, on se voit maintenant discuter âprement de la marque du papier de toilette ou disserter sur la nécessité que les chaussettes sales trouvent directement le chemin du bac à linge sale... Les amoureux fous d'autrefois risquent bien de devenir des adversaires et la relation, un champ de bataille!

...ou bien ils décident d'apprendre à s'aimer sans le besoin euphorique d'"être amoureux". Car notre besoin émotionnel n'est pas de tomber amoureux, mais d'être authentiquement aimé d'autrui, de connaître un amour qui procède à la fois de la raison et de la volonté, et non d'un instinct.

J'ai besoin d'être aimé par quelqu'un qui est résolu de m'aimer, qui voit en moi une personne qui est digne d'être aimée, et qui est capable d'efforts et de discipline pour remplir mon "réservoir affectif" : c'est la décision de consacrer de l'énergie au profit de l'autre, sachant que si sa vie est enrichie par nos efforts, la nôtre sera également enrichie en retour. Une sorte de boucle d'abondance de gestes d'amour se met alors en place.
Le premier effort est de conscientiser que nous avons chacun un langage sentimental particulier, ie que nous interprétons/captons l'amour de l'autre à travers certains actes, et que nous ne le comprenons pas à travers d'autres. Le 2ème effort sera de s'engager à apprendre le langage affectif de ceux qu'on aime afin de veiller au niveau de son réservoir affectif!

Gary Chapman dénombre 5 langages affectifs qui favorisent l'intimité, aussi différents que le français, le chinois, l'espagnol, le russe et le swahili :) :
- les paroles valorisantes : compliments, paroles d'encouragement qui contribuent à ce que votre conjoint ait une bonne estime de lui-même.
- les moments de qualité : instants passés ensemble dans une grande qualité de partage, dans une écoute attentive qui fait que l'on se sent prioritaire et important pour l'autre.
- les cadeaux : achetés ou fabriqués, ou simplement don de présence, qui sont des symboles visibles d'amour et traduisent la valeur attachée à la relation.
- les services rendus : gestes, actes posés dans une attitude positive pour décharger celui qu'on aime (passer l'aspi, faire la vaisselle, s'occuper des enfants...)
- le toucher : de la petite caresse dans les cheveux fortuite et gratuite jusqu'au baiser le plus fougueux, le contact physique comme communication d'amour.

L'ouvrage de Gary Chapman dans son livre "Les langages de l’amour" nous invite à considérer l’amour comme une langue étrangère fonction de l’individu auquel nous souhaitons communiquer notre amour. Il donne également les principales règles de grammaire de cette langue "universelle". Bref, tout ce qu’il faut pour reconnaître la langue de sa/son partenaire. Il n’est jamais trop tard pour devenir un apprenti de l’amour... Alors, en route pour découvrir quel langage sentimental est le vôtre, et ceux des personnes que vous aimez! J'ai eu l'occasion de tester, c'est magique! Vous verrez la différence!!!!

Vive les réservoirs d'amour plein à craquer pour commencer la nouvelle année!
:))) Un livre à mettre entre toutes les mains...

jeudi 2 décembre 2010

COACHING du jour : A méditer... :))

"Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité ;
un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté."


W Churchill

jeudi 25 novembre 2010

COACHING : un travail de décodage des croyances... qui change la vie :)

Le COACHING : une méthode qui permet de se suivre soi (son potentiel) plutôt que de se laisser mener par ses peurs, ses frustrations, ses manques, ses attentes...

vendredi 5 novembre 2010

COACHING et responsabilité

"Ce n'est pas de votre faute, ce qui vous arrive,
C'est juste de votre fait...
"
Dolto

:)))

Se sentir responsable, c'est ne plus se voir comme victime.
Un atout majeur pour dépasser les crises...

mardi 2 novembre 2010

COACHING, SANTE, CONSCIENCE & PUISSANCE... Une série de vidéos avec notamment Thierry Janssen

Le COACHING nous apprend à prendre conscience que nous sommes RESPONSABLE des événements qui nous arrivent, de notre vie, de notre "état".
Lorsque quelque chose va mal (difficulté émotionnelle, matérielle ou maladie), nous nous sentons démuni et nous avons tendance à vouloir nous faire prendre en charge, à remettre notre pouvoir à l'extérieur de nous, tant pour l'explication de ce qui nous arrive ("c'est à cause de l'autre", "c'est cette chienne de vie"...) que pour trouver la solution à nos problèmes : nous nous positionnons vite comme victime, cherchant le bourreau - puis le sauveur... à l'extérieur.

S'il est important de pouvoir demander de l'aide, il est essentiel de se connecter au sens de ce qui nous arrive, et surtout : de rester connecté à ce qui nous arrive quand on est aidé :)). L'autre (médecin, coach ou autre thérapeute) n'est pas un sauveur. Il peut par contre nous aider à mettre du sens, à nous reconnecter à notre responsabilité, à notre "pouvoir de guérison intérieure".

Il est essentiel de nous reconnecter à notre puissance, à notre RESPONS-ABILITE... c'est à dire à habilité à répondre de notre bien-être.

Je vous invite à regarder cette série de vidéos sur la santé et la conscience.

"L'être humain croit plus volontier à la puissance des machines qu'il a inventé qu'à celui qui les a inventé... or, l'être humain n'est-il pas plus que ce qu'il a produit???" Thierry Janssen


La guérison, la foi, la science 1
envoyé par ContActe_alien. - Regardez plus de vidéos de science.

jeudi 28 octobre 2010

COACHING - quand je serai grand, je serai heureux...

Est-il plus facile d'être heureux quand on est jeune que quand on est âgé? C'est ce qu'on croit généralement... C'est un des préjugés les plus répandus dans nos sociétés dites évoluées que la jeunesse est un bien et la vieillesse un mal... Voilà pourquoi d'ailleurs, tant d'adultes occidentaux cultivent attitudes et style de vie adolescents... Nous pourrions ainsi nous écrier avec Ronsard qu’il faut nous dépêcher de cueillir les roses de la vie en notre jeunesse, comme si elles ne pouvaient que se faner avec l'âge… Et voir définitivement le temps comme un bourreau : "toutes les heures nous blessent, la dernière nous tue."

Or, on peux postuler autrement : si la vieillesse offre bien des inconvénients, n'elle-t-elle pas en réalité le meilleur des biens, car elle ne prive l’homme d’aucun plaisir et lui apporte la condition essentielle du bonheur : la sagesse :))). Loin d'être une punition, elle est une récompense, du moins pour ce qui savent bien vieillir, et cela quelle que soit la manière dont ils ont vécu leur jeunesse…

Les chances de vivre dans le bonheur ne diminuent pas avec l’arrivée de la vieillesse ??

La seule condition pour être heureux est de ressentir de la joie, ou du moins de ressentir une joie suffisamment grande pour nous sentir comblé, pour nous sentir satisfait par la vie, pour nous sentir envahi par une sensation de plénitude, d'harmonie et de contentement de l'esprit. Est-ce que l’accès à la joie et à la plénitude dépendent de notre âge ? Non. La joie est ouverte à tous, à tout moment, quel que soit notre âge. L’enfant, l’adolescent, l’adulte ou le vieillard sont exactement sur un même pied d’égalité en ce qui concerne la question essentielle de la vie humaine, la question du bonheur. La joie est d’essence spirituelle. Elle n’est pas liée à une expérience physique et sensorielle. C’est un sentiment qui naît dans notre conscience sans rapport avec la vie du corps, ni avec ce qui se passe à l’extérieur du corps, ni d'ailleurs de ce qui se passe dans le monde. Elle ne dépend donc pas du temps ni de l’espace. Ex : Si je deviens aveugle, je ne pourrais plus avoir le plaisir de voir un beau paysage, si je deviens sourd, je ne pourrais plus avoir le plaisir d’écouter une belle musique, si je n’ai plus de jambe, je ne pourrais plus sentir le plaisir de faire une promenade, en revanche cela ne changera rien à ma capacité de joie. Il ne faut pas confondre plaisir et joie. Le plaisir favorise la joie, mais ne rend pas nécessairement heureux! La recherche constante du plaisir peut-être même une manière de compenser un manque de joie. La cause de la joie est intérieure, sans rapport avec le temps et avec l’espace, sans rapport donc avec l’âge. Elle toujours possible dans le présent, par un acte libre qui ne dépend que de l’activité de notre esprit.

Et quelle est la source de la joie ? Quel est le secret du bonheur ? Voici la question la plus importante de toute la philosophie, la question la plus essentielle de toute l’humanité. Voici mon avis : être heureux, c’est se réjouir de ce qui existe dans le présent. C’est être totalement conscient de la présence à ce qui est, tel que c’est, sans chercher à comparer avec ce qui a été, ce qui sera ou ce qui pourrait être. C’est être pleinement présent à toutes les joies présentes, et elles sont innombrables, toujours possibles à savourer à tout âge, quelles que soient les circonstances.

Je veux parler de la joie de vivre, la joie de connaître, la joie de comprendre, la joie de créer, la joie de contempler la beauté, la joie d’aimer les autres, et bien sûr aussi la joie de sentir tous les plaisirs du corps et les perceptions des autres corps lorsqu’ils sont présents, la joie d’être là, la joie d’être vous-même, la joie d'être au monde, la joie de vous sentir libre, la joie d’être ensemble, la joie de percevoir la beauté de ce lieu, la joie de voir la beauté du sourire de chacun.

Le bonheur est donc accessible à tous d’une manière qui ne dépend pas des vicissitudes de l’âge ni de notre vécu. Il ne dépend que de notre capacité à être totalement présent. Il ne dépend que de l’activité de la conscience, de la liberté de l’esprit de sa principale source d’esclavage : penser aux deux temps qui n’existent pas, le passé et le futur.

Encore faut-il que la vie que nous vivons dans le présent puisse nous remplir de joie… Et c'est pourquoi nous avons besoin d'une philosophie, d'une éthique, d'une culture, d'une politique pour créer les conditions de notre joie. Pratiquer l'art suprême de la vie : l’art d’être heureux… en nous créant une vie qui nous remplisse de joie dans l’instant présent, sans penser au futur ou au passé, sans le regret du passé ou la peur de l’avenir. Bref, la condition essentielle du bonheur, c’est la sagesse… Pour une personne âgée, comme pour une personne jeune, la condition essentielle pour être heureuse est en fait la liberté intérieure face aux illusions, face aux passions, face aux croyances...

Bien sur, un corps qui vieillit se fatigue plus vite, est plus vulnérable aux maladies, a des sens moins performants, sa vigueur et son adaptabilité diminuent, ses performances physiques et intellectuelles déclinent, il perd son autonomie et c'est pourquoi il est souvent rejeté, isolé, voire exclu dans nos sociétés jeunistes et égoïstes… Tout cela existe et permet de comprendre pourquoi la dépression affecte souvent les personnes âgées et pourquoi la vieillesse est souvent associée, comme la mort d’ailleurs, à une malédiction… Or la vieillesse n’est pas synonyme de maladie, de souffrance et de douleur. Une bonne alimentation, une activité physique adaptée, mais aussi et surtout des relations saines, une bonne intégration sociale, des activités utiles et sources de sens, une vie culturelle et spirituelle riche, et surtout de l'amour, sous toutes ses formes, et surtout l'amitié, voilà les vrais fondements de la santé. La vie peut alors s’accompagner non seulement de joie mais aussi de plaisir, de volupté et de bien être jusqu’à un âge très avancé, comme le montre les études faites sur les centenaires qui expriment, quand ils ont de bonnes conditions de vie, combien ils sont plus sereins, plus capables d’apprécier la vie, plus libres de voir la beauté de la vie. La jeunesse est peut-être la plus belle des fleurs, mais la vieillesse est sans doute le plus savoureux des fruits :).

Et il existe au moins un immense avantage à être âgé :)))) : les passions sont moins intenses, parce que les illusions sont moins fortes, alors que les désirs peuvent être toujours aussi intenses et enthousiasmants. D'autre part l’expérience permet d’éliminer les erreurs du passé, de se libérer des identifications et des croyances matérialistes ou idéalistes : on se libère des idéaux, on se libère des ambitions, du narcissisme… Les affects peuvent donc être plus facilement raisonnables et l’intelligence devient plus affective, plus sensible aux vraies valeurs de la vie.

La vieillesse est, en conclusion, comme l’enfance, l’âge d’or, parce que c’est l’âge de l'esprit éveillé, l'âge de l’innocence retrouvée, l’âge "de la vie purifiée des illusions et des passions", comme dit Stendhal.

mardi 26 octobre 2010

Les cinq voies de développement personnel 
par la Biodanza

Selon Rolando Torro, les aptitudes innées à vivre et à se développer, propres à chaque être humain, se manifestent selon cinq grandes lignes qui, dans leur ensemble constituent son potentiel de naissance ou potentiel génétique. 

Il se trouve que ce qui constitue chacune de ces cinq lignes, ne trouve pas nécessairement les conditions favorables à un déploiement plein et harmonieux. En effet, la plupart du temps, tout au long de l’existence, certains talents s’exprimeront alors que d’autres resteront en sommeil.

La pratique de la Biodanza tend à renforcer les aspects déjà développés de l’identité et à activer l’expression de ceux qui pourraient être inhibés, permettant ainsi une intégration globale de ceux-ci. 
La plénitude existentielle vient, non pas d’une expression parfaite selon un modèle à atteindre, mais de la pleine expression de soi dans tous les domaines de l’existence.



Les potentialités innées stimulées par la Biodanza sont regroupées selon cinq grands ensembles :

LA VITALITÉ

Celle-ci est en rapport avec l’expérience du mouvement et avec la sensation de la propre énergie vitale, du propre dynamisme et de l’élan vital. C’est l’expression du désir et de la disposition à vivre et à agir. Elle traduit aussi la capacité innée de l’organisme à se maintenir dans un équilibre sain entre activité et repos.

LA SEXUALITÉ

Elle représente, au-delà de la capacité de reproduction, la sphère intime de notre existence, en lien avec la capacité d’établir avec un autre de notre choix, une relation intime et sensuelle. Plus largement, elle comprend l’ensemble de nos impulsions innées à vivre avec passion et plénitude tout ce qui est susceptible de nous procurer un plaisir essentiellement corporel. Elle se nourrit de la capacité à sentir et à désirer.

LA CRÉATIVITÉ

C’est l’ensemble des fonctions liées à notre capacité d’expression, à nos impulsions à explorer notre environnement et à nous renouveler. Elle est la manifestation d’une surabondance intérieure et se manifeste dans notre capacité à nous transformer et à transformer le monde autour de nous, avec ce qui fait notre singularité.

L’AFFECTIVITÉ

Sa source se trouve dans notre aptitude innée à éprouver des sentiments et à nourrir notre conscience de l’autre. C’est la dimension affective qui nous permet de nous rapprocher les uns des autres par affinité. D’elle provient notre expérience de l’amour, la solidarité, la générosité, le sentiment d’appartenance et de fraternité. Sans elle, nous n’existons pas en tant qu’êtres humains car elle représente le cœur même de la part humaine de notre identité.

LA TRANSCENDANCE

C’est la part la plus subtile de notre condition humaine. Elle est en lien avec l’ensemble des sensations internes de plénitude, d’expansion, de perception et de communion intime avec toutes les manifestations de la vie. Elle se manifeste par une expérience d’harmonie, quelque chose comme trouver sa place dans un monde vivant. C’est la capacité à sentir que l’on fait partie à la fois de l’humanité, de la nature et de l’univers, comme d’une réalité non séparée. La transcendance est l’expérience de l’unité. 



La Biodanza est une approche systémique, c'est-à-dire globale, des potentialités humaines, visant à favoriser leur intégration. Elle se fonde sur les sciences de la vie, sur l’observation et l’expérimentation. Son objectif est de promouvoir la santé dans tous les domaines de l’existence. Elle utilise le mouvement dansé, l’émotion musicale, la force transformatrice de la relation interpersonnelle comme leviers des forces naturelles et vitales.

dimanche 24 octobre 2010

La Biodance et ses "pouvoirs" de développement personnel

Les 7 pouvoirs de la Biodanza sont :

• Le pouvoir musical : la musique est rigoureusement sélectionnée pour stimuler les écofacteurs liés aux cinq lignes de vivencia. Nous appelons « musique organique » celles qui présentent des attributs biologiques ; la fluidité, harmonie, rythme, tonalité, unité de sens et effets cénesthésiques, elles ont le pouvoir d’induire des vivencia intégrantes.

• Le pouvoir de la danse intégrante : la Biodanza a un répertoire d’environ 250 exercices et danse, dont la finalité est d’activer les mouvements humains de façon harmonieuse et intégrante ; il n’existe pas de mouvements dissociées en Biodanza. Nous pratiquons avec un ensemble d’exercices d’intégration sensori-motrice, affective-motrice et de sensibilité cénesthésique. Pendant la pratique de la Biodanza, la musique se transforme en mouvement corporel, c’est-à-dire qu’elle « s’incarne », et le danseur entre en vivencia, ce qui petit à petit élève la qualité de vie dans le sens de la plénitude et du plaisir de vivre.

• Méthodologie vivencielle : la méthodologie de la Biodanza s’oriente vers la déflagration de vivencia intégrantes, capables de dépasser les dissociations qu’induit notre culture. La Biodanza est, par définition, un système d’intégration des potentiels humains. Intégration signifie « coordination de l’activité entre différents sous-systèmes pour arriver à un fonctionnement harmonieux d’un système plus grand ».

• Pouvoir déflagrateur de la caresse : La connexion avec les personnes est essentielle dans tout acte de réhabilitation ou de guérison. Il n’existe pas de croissance solitaire ; le contact avec d’autres personnes est ce qui permet la croissance. La connexion verbale est insuffisante ; le contact, la danse à deux ou collective et l’engagement corporel dans un contexte sensible, subtil et en feedback sont nécessaires. Dans cette approche, la caresse n’est pas seulement contact mais connexion. Les thérapies qui n’ont pas d’engagement corporel sont dissociées, puisqu’elles ne travaillent qu’au niveau de la conscience et non avec des vivencia significatives d’amour et de communion : l’affectivité est le noyau central.

• Pouvoir de la transe : la transe est un état altéré de conscience qui implique la diminution de l’ego et la régression au primordial, à l’origine, d’une certaine façon à l’étape périnatale. Il s’agit d’un phénomène de régression aux états initiaux de l’existence. Les effets de la transe ont le caractère d’une rénovation biologique parce que, pendant cet état, se rééditent les conditions biologiques du commencement du développement humain (métabolisme plus intense et éveil e la perception cénesthésique) et les premières nécessités de la protection, la nutrition et le contact. Pour cette raison, les exercices de transe en Biodanza permettent de « naître à nouveau » dans un contexte d’amour et de protection.

• Pouvoir de l’expansion de conscience : l’expansion de conscience est un état de perception amplifiée qui se caractérise par le fait de rétablir le lien primordial avec l’univers. La Biodanza induit des états d’expansion de conscience par des musiques, des danses et des cérémonies de rencontre, créant des états de plénitude et souvent d’extase, par des exercices d’affectivité et de transcendance. En Biodanza, nous n’utilisons pas de drogues, nous préférons activer les mécanismes de neurotransmetteurs qui existent normalement dans l’organisme et qui produisent le même effet que les drogues endogènes.

• Pouvoir du groupe : la groupe en Biodanza est une matrice de renaissance qui s’intègre au niveau affectif et est un champ d’interaction très intense. Les danses et les situations de rencontre ont le pouvoir de changer profondément certaines attitudes et formes de relations humaines.