mardi 13 décembre 2011

Coaching & Biodanza : deux outils magnifiques pour développer son potentiel, à tout âge...


La Biodanza - un outil d'intégration de l'identité, qui permet d'exprimer tout nos potentiels, de découvrir et de développer chaque jour un peu plus qui on est dans notre part vivante...

Le Coaching
-
à tout âge, le coaching permet de renouer avec soi - et donc avec les autres - dans le respect et la douceur, de repérer et accueillir ces croyances bloquantes ou limitantes afin de les transformer en croyances-ressources.

lundi 12 décembre 2011

COACHING RELATIONNEL : c'est quoi prendre soin d'une relation??

Dans une relation, il y a soi, il y a l'autre et il y a la relation.
Chacun est responsable de prendre soin de soi et de la relation... pas de l'autre...

Chacun doit veiller à ce qu'il n'y ait pas une "triangulation" qui vienne remplacer la relation à 2 :
La 3ème partie de la triangulation peut être un enfant, un travail, des tâches ménagères, un problème, un projet de vie, un autre homme ou une autre femme... Cette 3ème partie empêche la connexion de qualité entre les 2 personnes... et est souvent le symptôme d'une difficulté à se mettre en lien, à s'engager affectivement totalement dans le lien. La triangulation permet d'être "trop occupé/préoccupé/distrait", souvent pour les meilleurs raisons du monde, pour être entièrement engagé dans le lien.

Avec un travail sur les croyances limitantes et bloquantes liées au lien ou à l'engagement affectif, on peut sortir de cette "triangulation"dans la relation. Il y a un temps pour le couple, il y a un temps pour la 3ème partie (enfant, problème, travail, tâches ménagères...).

Facile! ;) hmmmm? :)

mardi 6 décembre 2011

COACHING RELATIONNEL : être en lien c'est...

Être en lien avec l'autre, l'aimer ou l'apprécier, c'est être capable d'aller le connecter dans son monde à lui, avec ses codes et ses valeurs... sans jugement ni résistance. Tout en veillant à ce que ce ne soit pas au dépend de soi ou d'un autre.

Cela vaut pour toutes les relations : parentales, amoureuses, d'amitié...

lundi 5 décembre 2011

COACHING : l'art d'associer l'accueil et la protection du vivant à la volonté et à l'action



Les limites désastreuses de nos "JE VEUX" qui ne sont pas connectés au vivant.

Si nous ne respectons et ne protégeons pas la vie, qui le fera?
Nous serons tous égaux devant les conséquences...

Il y a des volontés constructives, qui vont dans le sens de l'épanouissement de soi, des autres et de l'environnement.
Il y a des volontés (ou compulsions?) qui manquent de discernement : des volontés au service de l'individualisme, qui tiennent compte davantage de l'intérêt pour soi ou pour un petit groupe d'individus... parfois même au dépend de la Vie.

Il serait bon que chacun de nous vérifie, quand nous agissons avec détermination, quelles sont/seront (à court, moyen ou long terme) les conséquences de nos actions en terme de Vie (et non uniquement en terme d'intérêt personnel).



Dubai : un exemple des défis que la "volonté humaine" peut relever...
Un exemple aussi du piège de l'aveuglement de l'esthétique sur le coût environnemental de la construction et de la maintenance d'une telle ville en plein désert...
La chose la plus rare dans le désert c'est l'eau... dit la vidéo.
Deux manières de ce positionner face à cela :
> être de ceux qui savent se le payer et en profiter > participer à ce que Dubai se développe encore
> la protéger et l'utiliser avec bon sens
...

mercredi 2 novembre 2011

Questions à La Une : grandes surfaces et promotions bidons - Emission du 19/10/2011 - RTBF Vidéo

1 cas sur 5 d'incitations peu éthiques à la consommation en Belgique!!!!

1 - Prix dans les grandes surfaces : le grand bazar ?
De retour de commissions, êtes-vous bien certain de toujours rentrer gagnant ?
Vérifiez-vous bien toujours votre ticket de caisse lors de vos achats ? Utilisez-vous les bornes de contrôles de prix dans les grandes surfaces ?
Assurément, cette va vous pousser à plus de méfiance lors de vos prochaines courses.
Durant 3 semaines, une équipe de Questions à la une a farfouillé dans les rayons des plus grandes enseignes à la recherche d'anomalies, d'erreurs de prix et autres entourloupes dont seul, le marketing a le secret.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ont bien rempli leur caddie.
Le reportage vous décrit avec précision, nombreuses preuves à l'appui, les promotions bidon à éviter, les étiquettes trompeuses et les paquets mensongers à boycotter.
Mais aussi quelles sont les réelles intentions de certaines marques et enseignes de la distribution ?
Une enquête d'Olivier Badart et Fabrice Lestarquit

2- Consommateurs : comment bossez-vous sans le savoir ?
Faire le plein d'essence, envoyer un virement bancaire par internet, scanner ses articles dans un grand magasin, encoder son menu dans un restaurant, réserver un vol : chaque jour, nous passons du temps à consommer. De plus en plus de temps. Les entreprises profitent-elles de nous ? Nous considèrent-elles comme une main d'oeuvre bon marché ? Travaillons-nous pour elles sans vraiment le savoir ? Quel avantage en tirons-nous ? Quelles conséquences cela a-t-il sur le marché de l'emploi ?
Une enquête d'Olivier Corroenne et Yves Crasson



Questions à La Une : grandes surfaces et promotions bidons - Emission du 19/10/2011 - RTBF Vidéo

mardi 25 octobre 2011

Quand solidarité et conscience se mettent en route : "Message in a bottle"... Bien reçu!!!!

Pour l'avenir de la planète et de l'homme : continuer à veiller à ses intérêts personnels et matérialistes immédiats au dépend de la Vie... ou se décider à "jouer la Vie de manière altruiste"????

"Courriel du 24 octobre 2011 de Jean-Jacques Crèvecoeur.

Le 19 septembre dernier, je vous envoyais un courriel à propos de Fukushima (pour le relire, cliquez sur ce lien). La question que je posais à l'époque, je la formulais comme suit :

Comment réveiller les consciences ? Comment faire en sorte qu'une frange beaucoup plus large de la population comprenne les dangers réels que nous courons au quotidien avec le nucléaire ?

Et je vous invitais à contribuer financièrement à la première étape d'un documentaire sur Fukushima en faisant un don de 10 euros minimum. Ce projet de documentaire qui sera produit en français, en anglais et en japonais s'intitule « Message in a bottle from the kids of Fukushima to the world », ce qui veut dire « Une bouteille à la mer, adressée au Monde, de la part des enfants de Fukushima ».

Lorsque je vous ai lancé cet appel, mon objectif était clair : réunir 10.000 euros pour permettre au réalisateur belge Alain de Halleux, l'initiateur de ce projet, de financer la préproduction du documentaire (dont le budget global est de 300.000 euros). Si je vous avais lancé cet appel, c'est parce que j'avais été touché par l'engagement courageux d'Alain. Alors qu'il n'avait pas un euro devant lui, alors qu'aucune télévision ne manifestait d'enthousiasme à l'égard du projet, alors que se rendre à Fukushima constitue — encore aujourd'hui — un risque réel pour sa santé, il me confiait : « Jean-Jacques, c'est plus fort que moi, il faut que je fasse ce film ». Ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre des hommes et des femmes qui redonnent au mot sacrifice ses lettres de noblesse à travers sa dimension sacrée ; Alain fait partie de ceux-là.

Aujourd'hui, je suis heureux de vous annoncer officiellement que, grâce à vous, une série de miracles se sont produits. Tout d'abord, nous avons dépassé l'objectif. Douze mille euros ont été récoltés en un mois. Ça, c'est le premier miracle. Deuxième miracle : en apprenant la vague populaire de soutien dont bénéficiait soudainement le projet « Message in a bottle », la télévision belge (la RTBF) décidait soudainement de changer sa position et de s'engager comme un des producteurs du film. Du coup, d'autres télévisions ont marqué leur intérêt pour participer, elles aussi au projet - troisième miracle. Mais le plus beau de tous, c'est que pendant tout ce mois, Alain a pu contacter des familles japonaises vraiment exceptionnelles qui s'annoncent déjà comme d'excellentes messagères du film…

Ce lundi 24 octobre, Alain de Halleux s'envole de Bruxelles pour Fukushima. Il me confiait, il y a quelques jours, qu'il avait le trac. Plusieurs personnes de son entourage ont cherché à le dissuader de partir, tant les informations au niveau de la radioactivité ambiante sont floues et contradictoires. Il a peur pour sa santé — et je le comprends —, mais aussi peur de ce qu'il va découvrir sur place. « À côté de Fukushima, mon film sur Tchernobyl, c'était une vraie balade de santé » me lançait-il avec humour. « Tout est beaucoup plus compliqué au Japon, et il y a une véritable omerta sur la question du nucléaire. »

À mes yeux, ces réflexions donnent encore plus de sens à ce projet. Nous, les citoyens de la Terre, nous avons besoin d'hommes et de femmes qui osent exposer au grand jour la vérité toute crue, pour que nous puissions faire nos choix en réelle connaissance de cause.

Si vous le permettez, je continuerai à vous tenir au courant de l'avancement de ce projet qui est devenu, par la force des choses, notre projet. Je rencontrerai Alain de Halleux à son retour à Bruxelles, fin novembre. Et nous réfléchirons ensemble comment vous impliquer encore davantage dans la chaîne d'information autour de ce film. Pour qu'au moment de sa sortie (en automne 2012), il joue vraiment son rôle de déclencheur pour les consciences endormies…

Mais pour l'heure, réjouissons-nous de notre capacité à nous mobiliser et à manifester de véritables liens de solidarité, au-delà des frontières, au-delà des différences.
Restons debout, conscient et sans peur !

Jean-Jacques Crèvecoeur, Montréal (Québec) - www.jean-jacques-crevecoeur.com

PS : Je vous autorise à reproduire, à diffuser, à traduire, à publier sur vos sites et vos blogs le présent courriel. Merci, simplement, de le publier intégralement et d'en citer la source.

Si vous souhaitez visionner le dernier documentaire d'Alain de Halleux : CHERNOBYL 4 EVER, cliquez sur : http://www.ubest1.com/?page=video/29166/Tchernobyl-forever#

Si vous voulez entendre l'entrevue qu'Alain de Halleux a accordée à la chaîne de télévision ARTE, à la sortie de son documentaire, en plein début de crise de Fukushima, cliquez sur :
http://videos.arte.tv/en/videos/_tchernobyl_forever_interview_d_alain_de_halleux_1_9-3837526.html

jeudi 13 octobre 2011

COACHING PERSONNEL - Prendre en charge la satisfaction de mes besoins

Prendre en charge la satisfaction de mes besoins, ce n'est pas les combler moi-même*°, mais plutôt de prendre l'initiative de faire ce qu'il faut pour les combler.

* Il est agaçant d'entendre, par exemple, que pour combler mon besoin d'être aimé, il faut d'abord que je m'aime moi-même. En fait, le fait que j'apprenne à m'aimer - et donc prendre des décisions bonnes pour moi - est essentiel pour que je puisse être en contact avec des personnes capables d'aimer et de m'aimer.

° Parfois je peux répondre moi-même à mes besoins, mais d'autre fois il me faut faire des demandes, exposer mes besoins, négocier et même les défendre pour qu'il soit possible de les satisfaire.

Pour plusieurs d'entre nous, il est difficilement acceptable de porter l'entière responsabilité de nos besoins.
> Certains refusent parce qu'ils voient dans l'initiative des autres à leur égard, une preuve de considération ou d'amour. ("N'est-ce pas une grande preuve d'amour d'être deviné", pensent-ils.)
> D'autres s'y objectent parce que faire connaître leurs besoins, dire ce qui leur importe, c'est trop se dévoiler et surtout, c'est informer l'importance qu'ils lui accordent. ("Je ne vais quand même pas lui dire que j'aimerais voir plus directement son appréciation; il va penser que je le prends pour mon père !")

En prenant mes besoins en charge, en effet, non seulement j'expose ce que je suis, mais en plus j'avoue à d'autres l'importance qu'ils ont dans ma vie! Il y a là un risque: celui de n'avoir pas la même importance pour l'autre ou que le besoin de l'autre ne coïncide pas avec le mien. Il se peut que je vive cette différence comme un rejet, que j'en sois dévalorisé ou que cela blesse mon orgueil. Si considère comme dramatique l'un ou l'autre de ces scénarios, il est évident que je m'abstiendrai. Je choisirai alors de renier mon besoin ou d'attendre que l'autre le prenne en charge.

Si au contraire je suis prêt(e) à risquer de faire face à un refus, j'aurai fait un pas de plus vers le respect de ce qui m'importe. Même insatisfait(e), j'en sortirai alors plus libre, grandi(e).

mardi 11 octobre 2011

Intelligence émotionnelle : Qu'est-ce que l'amour ?

L'amour est un mouvement affectif spontané vers un être qui nous procure une satisfaction. Cet attrait émotif peut s'appliquer à une personne, un objet ou même une idée. On peut aimer intensément son enfant, un endroit, ou les manifestations de courage, pourvu qu'on y trouve des satisfactions spéciales. On peut même éprouver de l'amour lorsqu'on n'a encore que l'espoir d'une satisfaction, un potentiel de bonheur.

L'amour n'est pas une émotion en soi; c'est une expérience émotive complexe qui comprend plusieurs émotions. C'est peut-être même la plus complexe de toutes les expériences émotives. On y retrouve souvent, par exemple, de la joie, de l'attrait ou du désir, de la tendresse, de l'estime, de l'attachement, etc. L'expérience de l'amour inclut aussi bien souvent de la colère ou du ressentiment ainsi qu'un sentiment de vulnérabilité.
Ce qui demeure constant toutefois, dans les différentes expériences d'amour, c'est le bien être ou le bonheur que nous procure l'être aimé. Plus précisément, nous considérons comme "bons pour nous" les êtres et les réalités qui suscitent notre amour. C'est parce que nous les percevons, plus ou moins explicitement, comme aptes à répondre nos besoins. Qu'ils y répondent déjà ou qu'ils soient porteurs d'une promesse de satisfaction, ils demeurent, subjectivement, une source de bonheur.

Les amours fortes et profondes sont, quant à elles, empreintes d'estime. Elles ont sur nous un effet d'élévation. Les personnes qui l'inspirent ont un effet stimulant; à leur contact, nous sommes portés à être de meilleures personnes, à exploiter davantage nos ressources, à nous dépasser.

Parfois on confond l'amour en imagination avec un amour réel. L'expérience subjective de l'adolescente amoureuse du chanteur populaire ressemble à l'amour par les émotions qui en font partie et par leur intensité, mais il manque un ingrédient essentiel: le contact réel avec l'être aimé. La satisfaction éprouvée est déclenchée par les fantasmes uniquement. Comme simulation pour découvrir l'expérience amoureuse, il s'agit d'une méthode extrêmement utile et d'un bon apprivoisement de l'intensité affective.

L'amour romantique est une autre expérience qu'il faut distinguer de l'amour réel. Dans cette forme de relation, l'important est le plaisir d'être aimé et non l'amour de l'autre pour ce qu'il est. Je me délecte de son penchant pour moi et des les avantages qu'il me procure: marques d'attention, réactions fortes à ma présence, sentiment d'être désirée, etc... C'est l'effet de son regard sur moi qui me satisfait et non le contact réciproque. Que l'homme ou la femme en soit l'objet, c'est le regard admiratif de l'autre qui constitue l'essentiel de la relation.

Comme l'illustre la série d'exemples présentée plus haut, on se sert du même verbe, "aimer", pour exprimer différents genres d'attraits. Il s'agit toujours essentiellement de la même expérience d'amour, mais les dimensions impliquées et l'intensité des émotions varient énormément.

Exemple #1.
J'aime la justice et l'honnêteté: ce sont des valeurs importantes à mes yeux. Je suis satisfaite lorsqu'elle sont exercées; je réagis né gativement lorsque elles ne le sont pas.

Exemple #2.
Mon contact avec la nature me procure toutes sortes de satisfactions. J'éprouve divers sentiments qui expliquent le plaisir qu'elle me procure: plaisir esthétique, émerveillement devant la force, la fragilité et les subtilités du vivant, jouissance sensuelle dans certaines activités, joie des nombreux ébats physiques qu'elle permet, etc... Au total, la nature me fournit la possibilité de répondre à plusieurs besoins

Exemple #3.
Mon amour pour mes parents est composé de divers sentiments. Je suis attachée à eux; je tiens à notre relation et j'éprouve de l'affection pour eux. Il se pourrait que mon amour contienne aussi de l'estime pour ce qu'ils sont et de la reconnaissance à l'égard de ce qu'ils ont accompli pour moi. Mais il se peut aussi que mon amour recouvre uniquement une sorte de compassion pour eux, avec une propension à leur faire du bien.

L'amour recouvre donc à diverses réalités émotives. Lorsqu'il s'applique à des êtres vivants, il implique habituellement une certaine dose d'affection.

Exemples #4 et #5.
L'amitié, l'amour, l'amour passion sont des variations sur le même continuum. Ils expriment, comme les autres formes d'amour, la valeur nourricière de l'objet pour nous. La passion peut être vécue pour une personne mais aussi pour une activité. Ce que ces deux objets d'amour ont en commun, c'est la capacité de remplir un grand besoin et la manière agréable par laquelle ils le remplissent.

Ainsi, ma passion pour un homme est déclenchée par l'intense agrément de nos contacts physiques et sexuels. Elle est sous-tendue par mon intense besoin d'être aimée de même celui de confirmer ma valeur comme femme en faisant un effet puissant sur un être qui me plaît. De même, mon immense amour pour cette femme repose sur le bien-être inégalé que j'éprouve en sa présence. C'est la seule personne qui m'ait jamais acceptée telle que je suis! En sa présence j'ose être et cela est pour moi plus précieux que quoi que ce soit d'autre.

Par ailleurs, ma passion pour la planche à voile s'explique par la satisfaction intense que j'ai à composer avec des éléments de la nature qui font appel à ma force subtile, mon agilité et mon sens de l'é quilibre. Ce sport englobe en plus mon amour de la nature et le plaisir sensuel du contact avec l'eau, l'air et le vent. De plus, et ce n'est pas là la moindre des choses, il me permet d'admirer en me confondant avec elles, la beauté puissante de la nature qui se manifeste dans la force de la mer, la puissance des vagues et des tempêtes. Ces situations me transportent et j'adore cette sensation forte.

À quoi sert l'amour ?

L'amour est un indicateur de besoins. Il révèle parfois la présence de besoins cruciaux, d'autres fois celle de besoins moins urgents comme des aspirations. Il révèle aussi qu'on croit, à tort ou à raison, trouver auprès de l'être aimé la satisfaction de ces besoins. C'est le cas, qu'il s'agisse de l'amour pour une satisfaction potentielle ou réelle.

L'amour d'un être potentiellement nourrissant

Le besoin d'être reconnu comme être sexué et le besoin de contacts physiques de l'adolescent sont forts et même envahissants. Ce dernier est prêt à jeter son dévolu sur le premier inconnu qui, à première vue, présente des caractéristiques qui laissent croire qu'il pourrait combler ces besoins. Il est beau donc attirant, fort donc capable d'avoir un ascendant sur moi, sûr de lui donc pouvant être affirmatif et rassurant, etc...

Le besoin impérieux d'être aimé ou confirmé dans sa capacité d'avoir un impact sexuel n'est pas spécifique à l'adolescent. On le retrouve aussi chez la personne qui recherche le coup de foudre. Celle-ci voit, dans l'attrait intense et spontané, la preuve irréfutable qu'il peut trouver tout ce qu'il recherche pour répondre à ses besoins affectifs. La découverte éventuelle de la personne réelle entraîne souvent le désenchantement. Le coup de foudre est le prototype de l'amour d'une personne pour son potentiel de satisfaction.

Aimer dans une relation toxique est un autre exemple de l'amour d'une personne pour son potentiel de satisfaction. Cet attrait est incompréhensible sans l'éclairage du phénomène du transfert. Dans cette situation celui qui aime tente d'obtenir de l'autre des confirmations essentielles à son identité. Habituellement ses tactiques sont infructueuses

L'amour pour une relation ou une activité réelle

L'amour est la réaction au fait d'obtenir la nourriture affective que nous cherchons dans une relation. L'amour d'une activité exprime la satisfaction qu'elle nous procure sur des dimensions importantes de notre vie. Selon son intensité et la qualité de la satisfaction, l'amour prend la forme de sympathie, d'affection et peut aller jusqu'à la passion.

Il est utile de préciser sur quoi porte notre amour si on veut y voir plus clair. En spécifiant ce que l'on aime on peut identifier plus facilement les besoins auxquels il répond ou les aspirations qu'il éveille en nous. On peut aussi cerner son besoin en identifiant les genres de satisfaction que nous procure le contact avec la personne ou l'objet aimé.

samedi 16 juillet 2011

COACHING DE COUPLE : Les étapes de la vie amoureuse et le paradoxe de la passion - 3

3ème étape - Le partage du pouvoir

Pour bien comprendre la dynamique du couple, comparons-le à une journée. Une journée est constituée d'un jour et d'une nuit dont la durée varie selon les saisons. Le jour est rempli de lumière et d'activités. La nuit est remplie d'obscurité et de repos. À l'aube et au crépuscule, le jour et la nuit se rencontrent. Ces deux périodes sont remplies d'harmonie et de paix : il ne fait ni jour, ni nuit, il ne vente pas, les oiseaux ne chantent plus, le temps est comme suspendu. Nous le voyons, le jour et la nuit se complètent pour former la journée, comme le yin et le yang le font pour constituer le Tao.

L'homme possède des facultés qui lui sont uniques et une façon bien à lui d'envisager la vie et le couple ; la femme possède des facultés qui lui sont uniques et une façon bien à elle d'envisager la vie et le couple. La femme peut remplir des fonctions (grossesse, enfantement et allaitement, séduction, préoccupations relationnelles, réceptivité, capacité de relation symbiotique) que l'homme ne peut remplir, ni même comprendre. L'homme possède des capacités (force physique, créativité matérielle, esprit de compétition, intrusivité, instinct de chasseur, besoin d'indépendance) que la femme ne peut égaler ni même comprendre.

On ne peut demander à l'homme de remplir les fonctions féminines et vice-versa, tout comme on ne peut demander à la nuit de remplir les fonctions du jour et vice-versa. On ne peut demander aux deux que de se compléter pour former un tout. La femme ne peut demander à l'homme de vibrer en symbiose avec elle comme elle peut le faire avec son fœtus ; l'homme ne peut s'attendre à ce que la femme « embarque » dans ses activités comme il peut le vivre avec ses amis ou ses associés. Ces deux attentes sont des illusions parmi tant d'autres.

Dans le partage du pouvoir, l'un et l'autre, après avoir pris connaissance des particularités individuelles de cet homme et de cette femme, acceptent d'utiliser ces particularités, différentes et parfois contradictoires, pour former leur couple. L'un et l'autre ne cherchent plus à transformer l'autre pour répondre à ses attentes propres ; l'un et l'autre n'accusent plus l'autre d'être le responsable de la frustration de ses illusions adolescentes face au couple. Les deux prennent conscience qu'ils sont amants et ennemis intimes (il y aura toujours des différends, même dans les couples les plus heureux), mais les deux mettent dorénavant l'accent sur l'intimité et l'apport personnel, quoique différent, de chacun dans ce couple unique. Les deux exploitent les qualités de l'autre au profit du couple (et de la famille). Les deux partagent le pouvoir qu'ils transfèrent maintenant au couple, comprenant que seul le couple, et non pas l'autre, peut satisfaire les besoins de chacun.

Passages choisis d' Yvon Dallaire - S'aimer Longtemps, Éditions Option Santé © 1996

dimanche 10 juillet 2011

COACHING DE COUPLE : Les étapes de la vie amoureuse et le paradoxe de la passion - 2

2ème étape - La lutte pour le pouvoir :))

... Mais voilà que votre corps et votre tête se sont accoutumés aux effets de la phényléthylamine et des endorphines. Vous êtes toujours heureux, heureuse, mais l'intensité de votre bonheur s'est atténuée et vous revenez progressivement sur terre. Surpris vous vous rendez compte que votre prince charmant se conduit parfois comme un crapaud, que votre princesse charmante sort de plus en plus régulièrement ses griffes et ses crocs. Vous prenez contact avec la personne réelle avec laquelle vous êtes en amour.

Vous entrez dans la deuxième phase de votre relation de couple : la lutte pour le pouvoir. L'anxiété et l'insécurité de la séduction et de la passion vous forçaient à vous montrer sous votre meilleur jour ; la sécurité de votre bonheur et la certitude que l'autre vous aime vous permettent de vous laisser aller et de vous montrer sous votre vrai jour. Vous ne faites plus semblant, vous êtes vous-mêmes et vous commencez à dire et même à exiger ce que vous attendez de votre relation de couple. Vous l'aviez déjà dit, mais l'autre vous admirait et il(elle) n'avait pas réellement entendu ce que vous disiez. S'il est vrai que l'amour est aveugle, il rend sourd aussi.

C'est alors que vous vous apercevez que l'autre ne partage pas tout à fait vos points de vue sur les loisirs, l'argent, le choix de la maison, la répartition des tâches ménagères, le nombre et l'éducation des enfants, les ami(e)s, la fréquence des rapports sexuels, le type et l'endroit de vos vacances, le choix des films... en fait, il ne partage pas tout à fait la façon d'aimer et de s'investir dans le couple.
Vous vous rendez compte qu'il met l'accent sur sa carrière, alors que vous voudriez qu'il s'occupe davantage de la famille. Vous constatez qu'elle veut bien faire l'amour, mais à sa manière. Vous êtes méticuleuse, il laisse tout traîner. Vous adorez les argumentations serrées, elle met de l'émotion partout. Vous aimez les grands rassemblements de famille, il préfère aller à la chasse ou à la pêche avec ses amis. Vous aimez lire votre journal le matin, elle a toujours quelque chose à vous reprocher. Vous aimez les téléromans ; il préfère les émissions sportives. Il projette une retraite dans le sud ; vous préféreriez être près de vos petits-enfants. Ainsi de suite.

Cette lutte pour le pouvoir est inévitable et même nécessaire. C'est cette lutte qui nous permet de savoir à qui nous avons affaire et qui nous permet d'affirmer nos besoins et nos attentes face au couple. Cette lutte amène les deux partenaires à se situer l'un par rapport à l'autre. Malheureusement la majorité des couples s'enlise dans cette lutte et s'engage dans des impasses : « C'est toi qui as commencé ! » « Non, c'est toi ! », « Si tu m'écoutais aussi quand je te parle. », « Si tu faisais un homme (une femme) de toi. », « Qu'est-ce j'ai fait au bon Dieu pour me retrouver avec toi? », « On dirait que tu le fais exprès. », « Je te l'avais bien dit. », « Tu veux toujours avoir raison. », « De toute façon, tu ne comprendras jamais rien. », « Bon, c'est reparti ! », « C'est ça, va-t-en ! »...
Ces paroles vous sont familières. Ne vous en faites pas, vous êtes normaux. Nos deux amants intimes et passionnés deviennent, lors de cette phase, deux ennemis intimes. Tous les deux s'aiment et veulent continuer à s'aimer, mais les frictions sont de plus en plus nombreuses. Ces frictions sont dues aux différences existant entre les hommes et les femmes, aux différences existant entre cet homme particulier et cette femme particulière ; nais elles sont aussi dues à nos attentes frustrées face à la vie de couple et au paradoxe de la passion.
À ce stade, se joue l'avenir du couple. Plus de la moitié des couples divorceront et beaucoup répéteront la même dynamique avec un nouveau partenaire. Trente pour-cent 30% des couples se résigneront, développeront une relation de couple déséquilibrée, se feront une guerre entrecoupée de périodes d'accalmies (sursaut de production de phényléthylamine) et chercheront des compensations dans le travail, la famille ou ailleurs.
À peine 20% des couples réussiront à transformer cette lutte inévitable pour le pouvoir, en partage du pouvoir, troisième étape de la vie de couple.

Passages choisis d' Yvon Dallaire - S'aimer Longtemps, Éditions Option Santé © 1996

vendredi 8 juillet 2011

COACHING DE COUPLE : Les étapes de la vie amoureuse et le paradoxe de la passion - 1


1ère étape - La passion
"Pendant la séduction qui culmine dans la phase de la passion, première étape de la relation amoureuse, vous n'êtes pas encore certain que la relation est bien établie ; hommes et femmes se montrent alors sous leur plus beau jour afin de séduire et de conquérir l'autre. C'est pendant cette phase que les hommes sont les plus communicatifs et les plus attentifs : ils soignent leur image et sont intéressés par tout ce que vous dites ; ils n'ont d'yeux que pour vous et vous complimentent sans cesse. C'est pendant cette phase que la femme regarde et écoute l'homme avec la plus grande admiration : elle est toujours prête à se coller et à faire l'amour avec vous, aussi souvent que vous le désirez ; elle ne vous critique jamais et est prête à vous suivre dans tous vos projets.
En même temps, vous auréolez la personne convoitée : c'est votre âme sœur, votre prince, votre princesse et l'amour que vous éprouvez l'un pour l'autre surmontera toutes les épreuves. Vous passez vos nuits à bavarder et à faire et à refaire l'amour. Vous ne pouvez plus vous passer l'un de l'autre : vous êtes éperdument amoureux, peut-être même pour la véritable première fois de votre vie. C'est la phase que nous voudrions faire durer toujours.
Les biochimistes ont démontré que, pendant cette phase, le cerveau humain produisait une hormone appelée la phényléthylamine. C'est cette hormone qui serait responsable des états euphoriques que nous vivons lorsque nous sommes en amour. Cette hormone aurait les mêmes effets que la cocaïne.
Si la personne désirée vous quitte lors de cette période, c'est le manque, la peine d'amour. Si vous êtes un drogué de la phényléthylamine, c'est vous qui partirez, lorsque vous sentirez votre passion diminuer pour trouver ailleurs une nouvelle flamme qui stimulera de nouveau la production de phényléthylamine. Vous irez de passion en passion, incapable d'un véritable engagement amoureux.
Par contre, si vous acceptez la baisse de la passion, votre cerveau remplacera la production de phényléthylamine par la production d'endorphines qui, elles, possèdent les mêmes propriétés que la morphine. Vous vivrez alors des jours de bonheur tranquille : vous pourrez dormir en paix, en silence, dans les bras l'un de l'autre. Vous n'aurez jamais été aussi bien, aussi en harmonie de toute votre vie. Votre couple vous comblera.
Hélas, la passion... passe ! En fait, pendant la phase de passion, vous n'étiez pas réellement amoureux de l'autre personne : vous étiez amoureux des sensations provoquées dans votre corps et votre tête par l'idée que vous vous faisiez de l'autre personne. Vous avez ignoré tous ses petits défauts ; vous n'avez vu et entendu que ce qui faisait votre affaire ; vous avez mis de côté tout ce qui pouvait émousser votre passion. Et vous vous êtes mariés ou, comme disent les Espagnols, vous vous êtes « mis en maison » (casarse), vous avez commencé à cohabiter".

Passages choisis d' Yvon Dallaire - S'aimer Longtemps, Éditions Option Santé © 1996

«Les statistiques sont alarmantes : 67% des couples mariés après 1990 divorceront. La plupart le feront la 4e ou 5e année de leur mariage ; les autres attendront le départ de leurs enfants. La bonne nouvelle, c'est que de moins en moins de couples acceptent de se résigner et de se faire la guerre pendant un demi-siècle. Ce qui ne laisse qu'un maigre 20% des couples qui, la plupart du temps, sont heureux. Pourtant, selon l'auteur, ce n'est pas faute d'amour et de bonne volonté de la part des partenaires. Les raisons seraient plutôt le manque de connaissances des différences existant entre les hommes et les femmes, l'ignorance des dynamiques inhérentes à la vie de couple et la non-compréhension ou le refus de la manière de l'autre de s'investir dans le couple.
Basé sur les récentes découvertes de la neuropsychologie moderne et de la nouvelle science de l'homme et de la femme, ce livre explique les relations homme-femme et permet aux couples de mieux comprendre l'Autre pour pouvoir vivre plus heureux et plus longtemps avec cet Autre. Tous les couples se reconnaîtront dans cette seconde édition, complètement revue et augmentée, de S'aimer longtemps. Un livre à lire en couple».